Afinde rendre hommage au film Edward aux mains dâargent de Tim Burton, deux amis sont partis derniĂšrement en pĂšlerinage sur les lieux de tournage de ce film culte histoire de repr
Edwardaux mains d'argent. à vendre pour 700.000 dollars. La maison de 130 mÚtres carrés est située dans la ville de Lutz, dans la région de Tampa Bay en Floride. Dylan Todd Photography
etapeurĂ©, a Ă©tĂ© conçu par un savant, mort avant de lui greffer les mains. Il a donc des ciseaux Ă la place de celles-ci. Peg dĂ©cide dâemmener Edward en ville et de faire son Ă©ducation. A la maison. Peggy ramĂšne Edward, traverse le lotissement (pendant que les femmes cancanent) et fait dĂ©couvrir sa maison Ă Edward.
Aujourdhui, aiguisons nos classiques amĂ©ricains avec Edward aux mains dâargent, comĂ©die fantastique si ce nâest dramatique rĂ©alisĂ©e par Tim Burton, Ă©crite par ce dernier et Caroline
Latraduction littĂ©rale du titre anglais est Edward aux « mains de ciseaux ». La traduction du titre français est diffĂ©rente (mains dâargent) Raconter ou rĂ©sumer lâhistoire selon diffĂ©rents points de vue (celui de Kim, celui dâEdward, celui dâun autre personnage)
Vay Tiá»n Nhanh Chá» Cáș§n Cmnd Nợ Xáș„u. Edward aux mains dâargent, rĂ©alisĂ© par Tim Burton en 1990 et mettant en vedette les trĂšs jeunes Johnny Depp et Winona Ryder, est, pour beaucoup, le chef-dâĆuvre de ce rĂ©alisateur. Il possĂšde excellente une bande originale, composĂ©e par Danny Elfman, qui depuis fait office de rĂ©fĂ©rence en la du film Edward aux mains dâargent attire lâattention dĂšs le gĂ©nĂ©rique avec des objets qui rappellent dâautres Ćuvres de lâauteur, comme Nightmare before Christmas 1993. Les premiĂšres images du film montrent un vieux manoir poussiĂ©reux mais aussi magique, nous avertissant par la mĂȘme que nous pĂ©nĂ©trons dans âlâUnivers de Tim Burtonâ.Sous forme de conte, de fable presque, mĂȘlant fantaisie et vie quotidienne, Burton prĂ©sente un film rempli dâĂ©motions et de sentiments. Il donne vie Ă une histoire dans laquelle deux messages se dĂ©tachent lâimportance dâaccepter les diffĂ©rences et de laisser de cĂŽtĂ© les prĂ©jugĂ©s .Edward aux mains dâargent est une histoire trĂšs personnelle, hautement autobiographique, bien quâelle soit prĂ©sentĂ©e de maniĂšre fantaisiste. Burton lui-mĂȘme a souvent parlĂ© des problĂšmes rencontrĂ©s dans son enfance ; en effet, il sâest toujours dĂ©fini comme solitaire, et mĂȘme âbizarreâ. MĂȘme son ex-Ă©pouse, Helena Bonham Carter, a reconnu en lui certaines caractĂ©ristiques du syndrome dâ aux mains dâargent, une histoire pleine de contrastesBurton prĂ©sente le film comme lâhistoire quâune vieille femme raconte Ă sa petiteâfille et, Ă partir de lĂ , nous entrons dans le fantasque. Tout commence dans un quartier colorĂ© rempli de jardins et de maisons individuelles. Nous nây trouvons aucune voiture, ni porte, ni vĂȘtement qui soit de couleur noire. Parmi toutes ces couleurs, se dresse, au fond et au sommet dâune colline, un vieux manoir, pratiquement en ruines ; gris et noir, dont lâaspect rappelle beaucoup le cinĂ©ma expressionniste premier personnage que nous connaissons est Peg, mĂšre de deux enfants, qui travaille pour lâentreprise de cosmĂ©tiques Avon. Dans une tentative dĂ©sespĂ©rĂ©e pour vendre ses produits, Peg dĂ©cide dâentrer dans le mystĂ©rieux manoir. Ă son arrivĂ©e, elle rencontre des arbres Ă©tranges qui ont Ă©tĂ© sculptĂ©s en imitant des formes animales et manoir, qui semblait si sombre de loin, dispose dâun magnifique et colorĂ© jardin totalement inattendu, lequel fait office de prĂ©alable Ă lâextraordinaire monde intĂ©rieur de celui qui y rĂ©side. La musique joue un rĂŽle fondamental lorsque Peg entre dans le sâattendait assurĂ©ment Ă rencontrer quelque chose dâeffrayant, de bizarre ; cependant, elle se retrouve dans un environnement magique et merveilleux, avec des sculptures pleines de sensibilitĂ©. Le manoir est complĂštement nĂ©gligĂ© Ă lâintĂ©rieur, rempli de poussiĂšre et de toiles dâaraignĂ©es ; certaines coupures de presse collĂ©es sur un mur sont mises en Ă©vidence, coupures sur lesquelles nous pouvons lire des titres comme âenfant nĂ© sans yeux lit avec ses mainsâ. Peu de temps aprĂšs, nous rencontrons Edward, lâĂ©trange rĂ©sidant, qui possĂšde une particularitĂ© inattendue dans la mesure oĂč, Ă la place des mains, il possĂšde des contact avec le monde et les relations socialesDĂšs le dĂ©but, Edward prĂ©sente une innocence extrĂȘme. Il le fait lorsquâil se rĂ©fĂšre Ă son pĂšre en disant quâil âne sâest pas rĂ©veillĂ©â, faisant ainsi clairement allusion Ă son ignorance du monde, de la vie et de la mort. Peg, fascinĂ©e par les cicatrices causĂ©es par les ciseaux, dĂ©cide dâessayer sur lui ses produits cosmĂ©tiques et lâinvite chez partir de ce moment, nous observerons toutes les difficultĂ©s dâEdward pour vivre en sociĂ©tĂ©, pour distinguer le bien du mal, le profond rejet dont il fait lâobjet initialement de la part des voisins, et leur fascination lorsquâils dĂ©couvrent quâils peuvent tirer profit de ses compĂ©tences en tant que jardinier et coiffeur. Les voisines reprĂ©sentent le cĂŽtĂ© malsain de lâĂȘtre humain, mettant en scĂšne une pensĂ©e collective, et sont le fidĂšle reflet de la façon dont cette idĂ©e change en fonction des circonstances, de sorte que leur opinion sur Edward nâest en rien personnelle, mais nous montre combien il est difficile dâĂȘtre acceptĂ© lorsque nous sommes diffĂ©rents des autres. Edward Ă©veille de la curiositĂ© chez certains, de la peur chez dâautres. Nous pouvons observer comment les voisines se dĂ©dient Ă commenter tout ce qui se passe dans le quartier, Ă rĂ©pandre des rumeurs, Ă critiquer Peg et son Ă©trange sâintĂšgre trĂšs bien dans la famille de Peg, Ă©tablissant une trĂšs bonne relation avec son jeune fils et son mari. Cependant, lorsquâil rencontre Kim, leur fille adolescente, certains sentiments se rĂ©veillent chez Edward, mais il nâest pas en mesure de les exprimer. La relation avec Kim est difficile au dĂ©but Ă cause des prĂ©jugĂ©s de cette derniĂšre, mais avec le temps, elle verra en Edward la personne quâil est rĂ©ellement et le grand cĆur quâil possĂšde.â-Kim enlace-moi. -Edward Je ne peux pasâEdward commence Ă susciter lâadmiration chez les voisins pour ses qualitĂ©s de coiffeur et de jardinier, sa popularitĂ© augmente, Ă tel point quâil lui est proposĂ© de crĂ©er un salon de beautĂ©. Edward et Peg assistent en tant quâinvitĂ©s Ă une Ă©mission de tĂ©lĂ©vision oĂč ils expliquent le cas dâEdward, et le public fait des commentaires et posent des questions. Il est curieux de constater Ă ce moment que lorsque le diffĂ©rent devient une attraction, il engendre de la fascination. Edward nâest pas diffĂ©rent, il est spĂ©cial.â-Public Mais si vous aviez des mains, vous seriez comme nâimporte quelle autre personne. -Edward Oui, je suppose. -PrĂ©sentateur Il aimerait sĂ»rement. -Public Alors personne ne penserait que vous ĂȘtes spĂ©cial, vous ne passeriez pas Ă la tĂ©lĂ©vision ni ne seriez populaire. -Peg Quoi quâil arrive, Edward sera toujours spĂ©cialâCe qui est âdiffĂ©rentâ effraieLes conflits rĂ©apparaissent lorsque Edward accepte dâaider Kim et son petit ami Ă commettre un acte dĂ©lictueux Ă partir de cet instant nous revenons la nĂ©gation de ce qui est diffĂ©rent. La sociĂ©tĂ© commence Ă le percevoir comme un monstre, comme quelquâun qui doit ĂȘtre Ă©liminĂ© car dangereux. Les voisines qui admiraient tant son talent ont dĂ©sormais peur, inventent des histoires et veulent le voir Burton procĂšde Ă un petit clin dâĆil quâil convient de souligner. Il sâagit dâune scĂšne oĂč Edward est poursuivi par le voisinage, il est seul, tout le monde veut le voir mort ⊠Mais un chien sâassoit Ă cĂŽtĂ© de lui, Edward lui coupe alors sa frange afin que lâanimal puisse mieux voir et ce dernier lui montre sa reconnaissance. Ce petit instant est vraiment magique. Burton nous montre ici comment les prĂ©jugĂ©s sont quelque chose dâinconnu des animaux, lesquels peuvent parfois se montrer plus comprĂ©hensifs que de nombreuses prĂ©sente un personnage dĂ©pourvu de mĂ©chancetĂ©, avec des problĂšmes sociaux eu Ă©gard au fait dâavoir vĂ©cu trop longtemps isolĂ© Ă cause de sa condition particuliĂšre. Rares sont ceux qui voient en Edward un homme bon et innocent. Le manoir est un reflet de cette personnalitĂ©, avec de grandes, imposantes et sombres grilles qui servent de bouclier afin de protĂ©ger ce jardin magique plein de a beaucoup entendu parler de Burton et de son Ă©ventuel syndrome dâAsperger, et il est difficile de savoir avec certitude quelle a Ă©tĂ© lâenfance et la vie du rĂ©alisateur. Nous pouvons toutefois apprĂ©cier certaines caractĂ©ristiques de ce syndrome dans le personnage dâEdward, telles que sa maladresse avec ses mains, ses problĂšmes dâadaptation et son profond monde intĂ©rieur. Indubitablement, Edward aux mains dâargent nous offre une merveilleuse leçon dâacceptation, nous enseigne Ă ne pas avoir peur des autres sensibilitĂ©s et Ă regarder davantage au fond des personnes.âParfois, je danse encore sous la neige.â -Kim dans Edward aux mains dâargentâ
Synopsis Une grand-mĂšre raconte une histoire Ă sa petite-fille pour lui expliquer d'oĂč vient la neige qui tombe sur la ville. Cette histoire commence avec un jeune homme appelĂ© Edward Johnny Depp créé par un inventeur Vincent Price vivant seul dans un sombre chĂąteau perchĂ© sur une colline. Mais l'inventeur meurt avant d'avoir pu achever son Ćuvre, laissant Edward avec des ciseaux aux lames extrĂȘmement acĂ©rĂ©es Ă la place des mains. Edward vit donc seul dans ce sinistre chĂąteau jusqu'au jour oĂč Peg Boggs Dianne Wiest, reprĂ©sentante en cosmĂ©tiques, se prĂ©sente Ă sa porte. Voyant que le jeune homme, timide et inoffensif, vit seul sans avoir le moindre lien avec le monde qui l'entoure, elle dĂ©cide de l'emmener au sein de son foyer situĂ© dans une tranquille banlieue rĂ©sidentielle. Edward commence alors Ă partager la vie de Peg, de son mari Bill Alan Arkin et de leur fils Kevin Robert Oliveri ĂągĂ© de douze ans. Il devient trĂšs vite le nouveau centre d'intĂ©rĂȘt du quartier et est d'abord accueilli Ă bras ouverts, ses talents de tailleur de haies et de coiffeur lui valant l'admiration et les sollicitations de toutes les voisines. Edward tombe Ă©galement amoureux de Kim Winona Ryder, la fille aĂźnĂ©e de Peg. Les seuls rĂ©sidents qui Ă©prouvent instantanĂ©ment de la rĂ©pulsion pour Edward sont Esmeralda O-Lan Jones, une fanatique religieuse, et Jim Anthony Michael Hall, le petit ami de Kim. Joyce Kathy Baker, une amie de Peg trĂšs entreprenante, tente de sĂ©duire Edward, causant un accĂšs de panique chez le jeune homme. Jim pousse ensuite Edward Ă entrer par effraction chez ses parents pour y dĂ©rober de l'argent mais l'alarme se dĂ©clenche et Edward est arrĂȘtĂ© par la police, avant d'ĂȘtre relĂąchĂ©. Cet incident provoque la colĂšre de Kim, qui reproche Ă Jim d'avoir piĂ©gĂ© Edward, et vaut Ă ce dernier d'ĂȘtre dĂ©sormais vu avec mĂ©fiance par la communautĂ© du quartier. De plus, Joyce raconte Ă qui veut l'entendre qu'Edward a tentĂ© de la violer. Les membres de la famille Boggs restent les seuls Ă soutenir Edward et eux aussi sont mis Ă l'Ă©cart. Le soir de NoĂ«l, Edward crĂ©e une sculpture de glace, provoquant ainsi un effet de neige qui tombe du ciel, pour le plus grand plaisir de Kim. Jim, jaloux, intervient Ă ce moment et Edward blesse accidentellement Kim Ă la main. Jim s'en prend aussitĂŽt Ă Edward, qui quitte les lieux. Edward est recherchĂ© par les habitants du quartier et sauve Kevin en le poussant du chemin d'un vĂ©hicule qui allait l'Ă©craser. Mais, ce faisant, il blesse le garçon avec ses ciseaux et les rĂ©sidents croient Ă une nouvelle agression de sa part. Edward s'enfuit jusqu'au chĂąteau, oĂč il est rejoint par Kim. Mais Jim a suivi la jeune fille et s'en prend une nouvelle fois Ă eux. Quand il frappe Kim, Edward le poignarde avec une de ses lames et Jim fait une chute mortelle. Edward fait ses adieux Ă Kim, qui l'embrasse et lui avoue son amour. Elle raconte ensuite aux habitants que Jim et Edward se sont entretuĂ©s et leur prĂ©sente pour preuve une main en forme de ciseaux similaire Ă celles d'Edward. La vieille dame qui raconte l'histoire, qui s'avĂšre ĂȘtre Kim, termine en disant Ă sa petite-fille qu'elle n'a jamais revu Edward, ne voulant pas que celui-ci la voie vieillir. Edward vit toujours dans le chĂąteau et, Ă©tant une crĂ©ation artificielle, n'est pas affectĂ© par les effets du temps. Il provoque parfois des chutes de flocons de neige sur le quartier en travaillant sur ses sculptures de glace ainsi, Kim sait qu'il est toujours en vie. Fiche technique Titre original Edward Scissorhands RĂ©alisation Tim Burton ScĂ©nario Caroline ThompsondâaprĂšs une histoire de Tim Burton et Caroline Thompson Acteurs principaux Johnny DeppWinona RyderDianne Wiest SociĂ©tĂ©s de production 20th Century Fox Pays dâorigine Ătats-Unis Genre Fantastique DurĂ©e 105 minutes Sortie 1990 Source Wikipedia Si vous aussi vous avez connaissance d'un film ou d'un court-mĂ©trage qui traite le thĂšme du handicap merci de nous le faire connaĂźtre en proposant une actualitĂ©
Tim Burton, 1991 LE COMMENTAIRE Dans la vie, il faut filer droit. MalgrĂ© tous les discours de lâindustrie du marketing sur lâacceptation de la diffĂ©rence, lâĂ©tranger reste celui qui fait peur. Seulement peu de choses peuvent faciliter son intĂ©gration la conversion aux us et coutumes locaux ou travailler deux fois plus que les autres. LE PITCH Un jeune homme pas comme les autres dĂ©barque dans une communautĂ© trĂšs ordinaire. LE RĂSUMĂ Peg Boggs Dianne Wiest est reprĂ©sentante pour une marque de cosmĂ©tiques. Elle fait du porte Ă porte, cependant incapable de vendre le moindre produits aux desperate housewives du quartier. Alors elle va jusquâĂ sonner Ă la porte du chateau lugubre au bout du lotissement, lĂ oĂč personne nâose sâaventurer. Elle y trouve un homme isolĂ© du nom de Edward Johnny Depp, la crĂ©ation inachevĂ©e dâun inventeur Vincent Price. En effet, il a des ciseaux Ă la place des mains. Iâm not finished. Peg nâa pas le coeur Ă le laisser tout seul. Edward sâinstalle chez les Boggs. Involontairement, il fait trĂšs peur Ă Kim Winona Ryder alors quâil est sous le charme de la jeune fille. Malheureusement pour Edward, Jim Anthony Michael Hall est dĂ©jĂ sur le coup. LâarrivĂ©e dâEdward dans le quartier nâest Ă©videmment pas passĂ©e inaperçue. Un barbecue est organisĂ© en son honneur. Tout le monde se presse pour dĂ©couvrir cette nouvelle attraction. Tout le monde en parle, jusque sur les plateaux de TV. En lâoccurrence, le jeune homme a des dons il taille les haies comme personne. TrĂšs vite, il se met Ă la coiffure et sâattaque aux coupes de ces dames. Joyce propose Ă Edward dâouvrir son propre salon, pour mieux abuser de lui cf HarcĂšlement. Puis câest au tour de Jim qui organise un cambriolage en exploitant Edward qui se fera arrĂȘter, puis relĂącher par la police. Kim commence enfin Ă comprendre quâEdward est profondĂ©ment gentil et surtout quâil en pince grave pour elle. Whyâd you do it? Because you asked me to⊠Un vrai romantique. Ce qui permet Ă Kim de rĂ©aliser au passage Ă quel point son Jim est un vrai baltringue. Celui qui avait suscitĂ© lâenthousiasme des unes et les moqueries des autres gĂ©nĂšrent maintenant de la crainte et de la jalousie cf lâEnfer. Alors quâil tente de sauver la vie du frĂšre de Kim, Edward se retrouve au milieu dâun quiproquo ridicule qui lui vaut dâĂȘtre chassĂ© de la ville comme un malpropre cf Dogville. LĂąchĂ© par tout le monde. All along I felt in my gut there was something wrong with him. Jim ne compte pas sâarrĂȘter lĂ . Il va jusquâau chateau pour affronter son rival. Edward le poignarde. LĂ©gitime dĂ©fense. Peu importe. Kim a tout vu et fera croire aux habitants que le toit sâest Ă©croulĂ© sur Edward. Personne ne regrette lâautre imbĂ©cile. Des annĂ©es plus tard, la grand-mĂšre quâelle est devenue sait que son amoureux est en vie puisquâil neige toujours alors quâil nâavait jamais neigĂ© auparavant. Ce qui rappelle Ă Kim les sirĂšnes du port dâAlexandrie. LâEXPLICATION Edward aux mains dâargent, câest la bĂ©nĂ©diction de la diffĂ©rence. On sait depuis le mythe du vilain petit canard quâil est plutĂŽt heureux dâĂȘtre diffĂ©rent. MĂȘme si cela peut prendre du temps avant dâĂȘtre reconnu comme un cygne magnifique cf Harry Potter. Et que cet avĂšnement se fait dans la douleur. Personne nâa dit que ce serait facile cf Les garçons et Guillaume Ă table. Parfois, les vilains petits canards ne sont mĂȘme pas reconnus de leur vivant et câest dramatique cf At eternityâs gate. Tout dâabord, la personne prĂ©sentant une diffĂ©rence fait lâobjet de curiositĂ©. Pegg sâintĂ©resse Ă cette bonne Ăąme, tout comme son mari qui en profite pour rejouer son rĂŽle de pĂšre en expliquant les rĂšgles Ă©lĂ©mentaires de la vie Ă son invitĂ©. Sweetheart, you canât buy the necessities of life with cookies. On le remarque forcĂ©ment. Il nâest pas habillĂ© de la mĂȘme maniĂšre que les autres. PlutĂŽt sombre alors que les voisins sâhabillent tous chez Pantone. Celui qui est diffĂ©rent attire celles et ceux qui sâennuient dans leur impasse colorĂ©e. Le champs lui est laissĂ© libre pour exprimer sa diffĂ©rence qui est aussitĂŽt perçue comme du gĂ©nie. Donât be ridiculous! Youâre not handicapped, youâre⊠What do they call the⊠exceptional. Ă croire quâils nâont pas de bons coiffeurs, ou de tailleurs de haies professionnels. Les garçons qui manquent le plus de confiance en eux profitent du nouveau comme dâun faire-valoir. Du pain bĂ©ni. Comme Jim qui sait trĂšs bien quâil ne boxe pas dans la mĂȘme ligue quâEdward, malgrĂ© ses moqueries. Are you serious? Losing me to a loser like that? He isnât even human! Edward fait donc le bonheur de tout le monde, bien que personne ne sâintĂ©resse vraiment Ă lui. Qui se soucie de qui il est vraiment? Le jour oĂč il fait preuve dâun peu de caractĂšre, en refusant de faire plaisir Ă Joyce, tout le monde se retourne soudainement contre lui. Celui quâon montrait du doigt reçoit des tomates dans la tĂȘte. Sa diffĂ©rence Ă©tait un atout. DĂ©sormais elle est une tare. You canât touch anything without destroying it! En vĂ©ritĂ©, sa diffĂ©rence est une bĂ©nĂ©diction puisquâelle lâĂ©pargne de devoir vivre avec cette bande dâabrutis. Contrairement aux autres, il nâest pas un mouton. Itâs not heaven heâs from! Itâs straight from the stinking flames of hell! The power of Satan is in him, I can feel it. Canât you? Have you poor sheep strayed so far from the path? Weâre not sheep. QuâEdward sâen retourne en paix dans son chĂąteau pour les siĂšcles des siĂšcles. Il ne perd rien au change. Certes, il nâa peut-ĂȘtre pas de mains mais quand on voit ce quâen font les autres. Par ailleurs, son sens du style est unique. Il finit seul, certainement moins seuls que toutes celles et ceux qui vivent ici-bas. En plus, il peut continuer de faire tomber la neige pour le plus grand plaisir de la seule personne qui compte sur terre. LE TRAILER Cette explication nâengage que son auteur.
Edward aux mains dâargent Edward Scissorhands est un film amĂ©ricain rĂ©alisĂ© par Tim Burton, sorti en 1990. Il mĂȘle plusieurs genres cinĂ©matographiques, le fantastique, le drame romantique et la comĂ©die, et narre lâhistoire dâun jeune homme, Edward, créé par un inventeur mais restĂ© inachevĂ© et qui a des ciseaux Ă la place des mains. Edward est recueilli par Peg Boggs et tombe amoureux de sa fille, Kim, alors que les habitants de la banlieue rĂ©sidentielle oĂč il vit dĂ©sormais lâaccueillent dâabord chaleureusement avant de se retourner contre lui. Johnny Depp, dont câest la premiĂšre collaboration avec Burton, interprĂšte le rĂŽle-titre d'Edward. La distribution principale est Ă©galement composĂ©e de Winona Ryder, Dianne Wiest, Alan Arkin, Kathy Baker et Anthony Michael Hall. Le film marque aussi la derniĂšre apparition de Vincent Price au cinĂ©ma. Burton Ă©labore lâidĂ©e du film dâaprĂšs sa propre jeunesse passĂ©e dans une banlieue rĂ©sidentielle de Burbank. Il engage Caroline Thompson pour scĂ©nariser son histoire. Le dĂ©veloppement du projet est fortement accĂ©lĂ©rĂ© Ă la suite du trĂšs important succĂšs commercial remportĂ© par Batman 1989, le prĂ©cĂ©dent film de Burton. Le tournage se dĂ©roule essentiellement en Floride, dans lâaire urbaine de la baie de Tampa. Le film est un succĂšs commercial et est trĂšs bien accueilli par la critique. Il remporte plusieurs rĂ©compenses, dont le prix Hugo du meilleur film et le Saturn Award du meilleur film fantastique. Burton le considĂšre comme son Ćuvre la plus personnelle. Il y dĂ©veloppe des thĂšmes comme lâexclusion, la dĂ©couverte de soi et la confrontation entre le fantastique et le conformisme. Le film lance la carriĂšre de Depp et associe dĂ©finitivement Burton au mouvement gothique. Synopsis Une grand-mĂšre raconte une histoire Ă sa petite-fille pour lui expliquer d'oĂč vient la neige qui tombe sur la ville. Cette histoire commence avec un jeune homme appelĂ© Edward Johnny Depp créé par un inventeur Vincent Price vivant seul dans un sombre chĂąteau perchĂ© sur une colline. Mais l'inventeur meurt avant d'avoir pu achever son Ćuvre, laissant Edward avec des ciseaux aux lames extrĂȘmement acĂ©rĂ©es Ă la place des mains. Edward vit donc seul dans ce sinistre chĂąteau jusqu'au jour oĂč Peg Boggs Dianne Wiest, reprĂ©sentante en cosmĂ©tiques Avon, dĂ©couvre le chĂąteau et, poussĂ©e par la curiositĂ©, se prĂ©sente Ă sa porte. Voyant que le jeune homme, timide et inoffensif, vit seul sans avoir le moindre lien avec le monde qui l'entoure, elle dĂ©cide de l'emmener au sein de son foyer situĂ© dans une tranquille banlieue rĂ©sidentielle. Edward commence alors Ă partager la vie de Peg, de son mari Bill Alan Arkin et de leur fils Kevin Robert Oliveri ĂągĂ© de douze ans. Il devient trĂšs vite le nouveau centre d'intĂ©rĂȘt du quartier et est d'abord accueilli Ă bras ouverts, ses talents de tailleur de haies et de coiffeur lui valant l'admiration et les sollicitations de toutes les voisines. Edward tombe Ă©galement amoureux de Kim Winona Ryder, la fille aĂźnĂ©e de Peg. Les seuls rĂ©sidents qui Ă©prouvent instantanĂ©ment de la rĂ©pulsion pour Edward sont Esmeralda O-Lan Jones, une fanatique religieuse, et Jim Anthony Michael Hall, le petit ami de Kim. Joyce Kathy Baker, une amie de Peg trĂšs entreprenante, tente de sĂ©duire Edward, causant un accĂšs de panique chez le jeune homme. Jim pousse ensuite Edward Ă entrer par effraction chez ses parents pour y dĂ©rober de l'argent mais l'alarme se dĂ©clenche et Edward est arrĂȘtĂ© par la police, avant d'ĂȘtre relĂąchĂ©. Cet incident provoque la colĂšre de Kim, qui reproche Ă Jim d'avoir piĂ©gĂ© Edward, et vaut Ă ce dernier d'ĂȘtre dĂ©sormais vu avec mĂ©fiance par la communautĂ© du quartier. De plus, Joyce raconte Ă qui veut l'entendre qu'Edward a tentĂ© de la violer. Les membres de la famille Boggs restent les seuls Ă soutenir Edward et eux aussi sont mis Ă l'Ă©cart. Le soir de NoĂ«l, Edward crĂ©e une sculpture de glace, provoquant ainsi un effet de neige qui tombe du ciel, pour le plus grand plaisir de Kim. Jim, jaloux, intervient Ă ce moment et Edward blesse accidentellement Kim Ă la main. Jim s'en prend aussitĂŽt Ă Edward, qui quitte les lieux. Edward est recherchĂ© par les habitants du quartier et sauve Kevin en le poussant du chemin d'un vĂ©hicule qui allait l'Ă©craser. Mais, ce faisant, il blesse le garçon avec ses ciseaux et les rĂ©sidents croient Ă une nouvelle agression de sa part. Edward s'enfuit jusqu'au chĂąteau, oĂč il est rejoint par Kim. Mais Jim a suivi la jeune fille et s'en prend une nouvelle fois Ă eux. Quand il frappe Kim, Edward le poignarde avec une de ses lames et Jim fait une chute mortelle. Edward fait ses adieux Ă Kim, qui l'embrasse et lui avoue son amour. Elle raconte ensuite aux habitants que Jim et Edward se sont entretuĂ©s et leur prĂ©sente pour preuve une main en forme de ciseaux similaire Ă celles d'Edward. La vieille dame qui raconte l'histoire, qui s'avĂšre ĂȘtre Kim, termine en disant Ă sa petite-fille qu'elle n'a jamais revu Edward, ne voulant pas que celui-ci la voie vieillir. Edward vit toujours dans le chĂąteau et, Ă©tant une crĂ©ation artificielle, n'est pas affectĂ© par les effets du temps. Il provoque parfois des chutes de flocons de neige sur le quartier en travaillant sur ses sculptures de glace ainsi, Kim sait qu'il est toujours en vie. Fiche technique Titre original Edward Scissorhands Titre français Edward aux mains d'argent RĂ©alisation Tim Burton ScĂ©nario Caroline Thompson, d'aprĂšs une histoire de Tim Burton et Caroline Thompson Photographie Stefan Czapsky Montage Richard Halsey Musique Danny Elfman DĂ©cors Bo Welch Costumes Colleen Atwood Effets spĂ©ciaux Stan Winston Production Denise Di Novi, Tim Burton, Caroline Thompson productrice associĂ©e, Richard Hashimoto producteur dĂ©lĂ©guĂ© SociĂ©tĂ© de production 20th Century Fox SociĂ©tĂ© de distribution 20th Century Fox Ătats-Unis et international Budget 20 000 000 $[1] Pays d'origine Ătats-Unis Langue originale anglais Format couleur - 35 mm - 1,851 - son Dolby SR Genre fantastique, romance, comĂ©die dramatique DurĂ©e 105 minutes Dates de sortie Ătats-Unis 6 dĂ©cembre 1990 premiĂšre mondiale Ă Los Angeles ; 7 dĂ©cembre 1990 sortie limitĂ©e ; 14 dĂ©cembre 1990 sortie nationale ; Canada 14 dĂ©cembre 1990[2] ; France 10 avril 1991 ; Classification PG-13 aux Ătats-Unis ; tous publics en France ; dĂ©conseillĂ© aux jeunes enfants au QuĂ©bec Distribution Johnny Depp VF JĂ©rĂŽme Berthoud Edward Winona Ryder VF Claire Guyot [jeune] ; RenĂ©e Simonot [ĂągĂ©e] Kim Boggs Dianne Wiest VF Jeanine Forney Peg Boggs Anthony Michael Hall VF Serge Faliu Jim Alan Arkin VF Sady Rebbot Bill Boggs Kathy Baker VF Ălisabeth Wiener Joyce Monroe Robert Oliveri VF Emmanuel Garijo Kevin Boggs Vincent Price VF Louis Arbessier l'inventeur O-Lan Jones VF MaĂŻk Darah Esmeralda Dick Anthony Williams VF Mostefa Stiti l'officier de police Allen Conchata Ferrell Helen Caroline Aaron VF Sophie Deschaumes Marge Susan Blommaert Tinka Steven Brill VF Michel Mella Guy, le rĂ©parateur du lave-vaisselle Source et lĂ©gende Version française VF sur AlloDoublage Production DĂ©veloppement du projet Une banlieue rĂ©sidentielle amĂ©ricaine typique, ici dans la ville californienne de San JosĂ©. L'idĂ©e du film trouve son origine dans un dessin reprĂ©sentant un homme avec des ciseaux Ă la place des mains[4] rĂ©alisĂ© par Tim Burton pendant son adolescence et reflĂ©tant ses sentiments d'isolement et d'incapacitĂ© Ă communiquer avec les autres habitants de la banlieue rĂ©sidentielle de Burbank, oĂč il demeure[5]. Au sujet de Burbank, Burton affirme Il y avait quelque chose d'Ă©trange qui planait dans cette ville. Les gens Ă©taient amicaux, mais uniquement en surface. Comme s'ils Ă©taient forcĂ©s Ă l'ĂȘtre »[6]. En 1987, alors que Burton est dans la phase de prĂ©production de Beetlejuice, il engage la jeune romanciĂšre Caroline Thompson pour Ă©crire le scĂ©nario dâEdward aux mains d'argent d'aprĂšs son Ă©bauche d'histoire. ImpressionnĂ© par le premier roman de Thompson, First Born, l'histoire d'un fĆtus avortĂ© qui revient Ă la vie, Burton pense Ă©galement que ce roman contient le mĂ©lange d'Ă©lĂ©ments fantastiques et sociologiques qu'il dĂ©sire mettre en avant dans son projet[7]. Thompson et Burton s'entendent immĂ©diatement trĂšs bien et Thompson Ă©crit son scĂ©nario comme un poĂšme d'amour » Ă Burton, dont elle parle comme Ă©tant de toutes les personnes qu'elle connaĂźt, celui qui s'exprime le mieux tout en Ă©tant incapable de construire une seule phrase »[8]. Pendant que Thompson s'attelle Ă l'Ă©criture du scĂ©nario, Burton commence Ă dĂ©velopper le projet avec Warner Bros., sociĂ©tĂ© de production avec laquelle il a dĂ©jĂ collaborĂ© sur ses deux premiers longs-mĂ©trages. Mais, deux mois plus tard, les dirigeants de Warner Bros., qui ne sont pas enthousiasmĂ©s par le projet, vendent les droits du film Ă la 20th Century Fox[9]. Ce studio accepte de financer le projet tout en accordant Ă Burton un contrĂŽle absolu sur les aspects crĂ©atifs. Le budget du film est alors estimĂ© aux alentours de huit ou neuf millions de dollars[10]. Pour Ă©crire l'histoire, Burton et Thompson s'inspirent de films tels que Notre-Dame de Paris 1923, Le FantĂŽme de l'OpĂ©ra 1925, Frankenstein 1931, King Kong 1933 et L'Ătrange CrĂ©ature du lac noir 1954, ainsi que de plusieurs contes de fĂ©es, comme Pinocchio et La Belle et la BĂȘte. Burton a d'abord l'intention de faire un film musical, quelque chose de grand et lyrique », avant d'abandonner cette idĂ©e[11]. Ă la suite de l'Ă©norme succĂšs de Batman 1989, Burton fait dĂ©sormais partie des rĂ©alisateurs les plus en vue[12]. Il a l'occasion de rĂ©aliser le film qu'il veut et, plutĂŽt que de mettre tout de suite en chantier la suite de Batman, comme le souhaiterait Warner Bros[4], il choisit de rĂ©aliser Edward aux mains d'argent[12]. Choix des interprĂštes Pour le choix de l'acteur principal, les dirigeants de 20th Century Fox insistent pour que Burton rencontre Tom Cruise. Celui-ci ne correspond pas Ă l'idĂ©al recherchĂ© par Burton mais le rĂ©alisateur accepte toutefois de le rencontrer[13]. Il le trouve intĂ©ressant mais Cruise soulĂšve beaucoup de questions sur le personnage[14] et souhaite que la fin soit plus heureuse »[15]. De nombreux autres interprĂštes sont Ă©voquĂ©s, notamment Tom Hanks, Jim Carrey, Gary Oldman, William Hurt et Robert Downey Jr.[16]. Ces deux derniers expriment leur intĂ©rĂȘt pour le rĂŽle et sont envisagĂ©s alors que Tom Hanks est approchĂ© mais prĂ©fĂšre s'engager sur Le BĂ»cher des vanitĂ©s[10],[11]. Michael Jackson est Ă©galement intĂ©ressĂ© pour tenir le rĂŽle d'Edward[17],[16]. Johnny Depp, qui est alors dĂ©sireux de casser son image d'idole des adolescents associĂ©e Ă son rĂŽle dans la sĂ©rie 21 Jump Street, lit le scĂ©nario. Selon ses propres termes, Depp pleure comme un nouveau-nĂ© » Ă la lecture du script et se trouve immĂ©diatement des connexions personnelles et Ă©motionnelles avec l'histoire[18]. Depp et Burton se rencontrent pour la premiĂšre fois en avril 1989 au Bel Age Hotel de Los Angeles[13],[16] mais, mĂȘme si l'entrevue se passe bien, l'acteur estime que ses chances sont assez minces en raison de la concurrence d'interprĂštes plus cĂ©lĂšbres[19]. Le premier choix de Burton se porte nĂ©anmoins sur Depp, le rĂ©alisateur expliquant que ses yeux ont retenu mon attention, c'est un Ă©lĂ©ment trĂšs important pour moi, et le regard d'Edward allait ĂȘtre une chose capitale puisque c'est un personnage quasi muet »[13]. Pour prĂ©parer son rĂŽle, Depp visionne beaucoup de films de Charlie Chaplin afin d'Ă©tudier comment faire passer des sentiments sans dialogues[20]. Burton approche tout de suite Winona Ryder, petite amie de Depp Ă cette Ă©poque, pour tenir le rĂŽle de Kim en raison de leur collaboration trĂšs positive sur Beetlejuice[21]. Drew Barrymore auditionne Ă©galement pour le rĂŽle[22] mais Ryder est le premier membre de la distribution Ă ĂȘtre attachĂ© au projet[11]. Dianne Wiest est cependant la premiĂšre Ă signer et Burton explique Ă son sujet Elle a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă lire le scĂ©nario, Ă le soutenir, et elle a entraĂźnĂ© dans son sillage de nombreux autres comĂ©diens parce qu'elle est trĂšs respectĂ©e dans la profession »[23]. Crispin Glover auditionne pour le rĂŽle de Jim mais c'est Anthony Michael Hall qui est finalement choisi[10]. Kathy Baker, connue pour ses rĂŽles dramatiques, voit dans le personnage de Joyce, la voisine qui essaie de sĂ©duire Edward, une occasion parfaite de percer dans la comĂ©die[11]. Alan Arkin, choisi pour le rĂŽle de Bill Boggs, avoue que sa premiĂšre lecture du script l'a laissĂ© un peu perplexe. Rien n'avait de sens pour moi jusqu'Ă ce que je voie les dĂ©cors. L'imagination visuelle de Burton est extraordinaire »[11]. Le rĂŽle de l'inventeur est Ă©crit spĂ©cifiquement pour Vincent Price, idole de jeunesse de Burton avec qui il est devenu ami aprĂšs le tournage du court-mĂ©trage Vincent 1982. C'est le dernier rĂŽle tenu par Price au cinĂ©ma avant sa mort, survenue en 1993[24]. Tournage Burbank est envisagĂ© comme possible lieu de tournage pour la banlieue rĂ©sidentielle oĂč se dĂ©roule l'essentiel du film, mais Burton estime que la ville s'est beaucoup trop transformĂ©e depuis son enfance. Il choisit plutĂŽt de tourner en Floride afin d'ĂȘtre loin d'Hollywood et parce que les banlieues rĂ©sidentielles de cet Ătat ressemblent Ă celles de sa jeunesse en Californie[25]. Le film est donc principalement tournĂ© Ă Lutz et Land O' Lakes, ainsi qu'au Southgate Shopping Center de Lakeland[26],[27]. Une cinquantaine de familles donnent leur accord pour que l'Ă©quipe du film tourne dans leurs maisons et refasse leurs dĂ©corations intĂ©rieures et extĂ©rieures[28]. Le chef dĂ©corateur Bo Welch transforme le quartier choisi pour le tournage en suivant les indications de Burton, supprimant les ornementations sortant de lâordinaire et peignant les façades dans des couleurs pastels afin de le rendre encore plus fade[29]. Welch dĂ©cide de repeindre les façades uniquement en quatre couleurs, vert, rose, jaune et bleu, afin d'unifier l'aspect du quartier[30], et rĂ©duit Ă©galement la taille des fenĂȘtres pour donner une impression de paranoĂŻa[31]. Les sculptures de haies gĂ©antes créées par Edward sont fabriquĂ©es en recouvrant des armatures mĂ©talliques par des grillages et en tissant par-dessus des milliers de brindilles en plastique[32]. Le dĂ©cor extĂ©rieur du chĂąteau fait plus de 25 mĂštres de hauteur ; il est construit prĂšs de Dade City[29]. Le tournage du film dure plus de trois mois, du 26 mars au 19 juillet 1990. Il crĂ©e des centaines d'emplois temporaires dans l'aire urbaine de la baie de Tampa et injecte plus de 4 000 000 $ dans l'Ă©conomie locale[33]. Les intĂ©rieurs du chĂąteau sont tournĂ©s en dernier dans un studio de Los Angeles[31]. Pour crĂ©er les mains en lames de ciseaux d'Edward, Burton fait appel Ă Stan Winston, qui a dĂ©jĂ travaillĂ© sur Aliens, le retour et Predator et qui collaborera Ă nouveau avec Burton en rĂ©alisant le maquillage du Pingouin pour Batman Le DĂ©fi[34]. Le costume et le maquillage que Depp doit porter nĂ©cessitent presque deux heures par jour pour ĂȘtre appliquĂ©s[35]. Les lames faites de plastique dur sont fixĂ©es sur des gants en urĂ©thane souple et Depp s'entraĂźne Ă les manier avant le tournage. L'acteur blesse nĂ©anmoins Hall au bras avec une de ses lames lors du tournage d'une scĂšne, la blessure Ă©tant toutefois sans gravitĂ©[28]. Le costume trĂšs serrĂ© que Depp doit porter n'est pas suffisamment aĂ©rĂ©, et l'acteur est victime de plusieurs malaises en dĂ©but de tournage. Depp prend l'initiative de supprimer plusieurs rĂ©pliques de son personnage, estimant que celui-ci doit parler le moins possible et d'une maniĂšre enfantine. Il adopte un jeu tout en retenue, s'appuyant essentiellement sur son regard, ce qui inquiĂšte Burton au premier abord. Mais le rĂ©alisateur est totalement enthousiaste aprĂšs avoir visionnĂ© les premiers rushes[28]. Durant le tournage, Burton s'amuse Ă©galement beaucoup de l'apparence qu'il a donnĂ©e Ă Winona Ryder, l'affublant d'une perruque blonde et d'une tenue de pom-pom girl et crĂ©ant ainsi un personnage totalement Ă contre-emploi pour l'actrice qui dĂ©testait ce genre de filles quand elle Ă©tait au lycĂ©e[37]. Au sujet de la relation entre Depp et Ryder, Burton affirme qu'ils ont Ă©tĂ© trĂšs professionnels durant tout le tournage et que leur histoire d'amour a contribuĂ© Ă renforcer le cĂŽtĂ© romantique du film[28]. Bande originale La bande originale du film est composĂ©e par Danny Elfman, dont c'est la quatriĂšme collaboration avec Burton en autant de films du rĂ©alisateur. Elfman s'inspire des Ćuvres de Piotr Ilitch TchaĂŻkovski, et notamment de Casse-Noisette, pour composer sa musique et l'enregistre avec un orchestre de soixante-dix-neuf musiciens[38]. Trois chansons de Tom Jones sont aussi utilisĂ©es pour le film Delilah, With These Hands et It's Not Unusual, cette derniĂšre Ă©tant plus tard rĂ©utilisĂ©e par Burton et Elfman dans Mars Attacks! 1996. Elfman cite la musique de ce film comme sa composition favorite parmi celles qu'il a rĂ©alisĂ©es[39]. Accueil Box-office AprĂšs le tournage, les responsables de 20th Century Fox sont si inquiets Ă propos de l'apparence d'Edward qu'ils tentent de tenir secrĂštes les images de Depp en costume jusqu'Ă la sortie du film[29]. Les projections tests du film sont encourageantes et Joe Roth, le prĂ©sident de 20th Century Fox, envisage d'assurer sa promotion Ă l'Ă©chelle de celle d'un blockbuster avant d'y renoncer, pour que le film trouve sa propre place et ne soit pas sorti de son univers si particulier[40]. AprĂšs une sortie limitĂ©e dans deux salles le 7 dĂ©cembre 1990, le film sort aux Ătats-Unis le 14 dĂ©cembre 1990 dans 1 023 salles et rapporte 6 325 249 $ pour son premier week-end d'exploitation[41]. Il rapporte dans le monde entier 86 024 005 $, dont 56 362 352 $ aux Ătats-Unis[41]. Il se classe ainsi au 18e rang du box-office mondial des films sortis en 1990[42] et est largement bĂ©nĂ©ficiaire comparativement Ă son budget de 20 000 000 $. En France, il rĂ©alise 618 261 entrĂ©es[43]. Pays ou rĂ©gion Box-office Date d'arrĂȘt du box-office Nombre de semaines Ătats-Unis 56 362 352 $ 10 fĂ©vrier 1991 10 France 618 261 entrĂ©es - - Total mondial 86 024 005 $ - - Accueil critique Le film reçoit un accueil critique trĂšs positif. Il recueille 91 % de critiques favorables, avec un score moyen de 7,7â10 sur la base de 55 critiques collectĂ©es, sur le site Rotten Tomatoes[44]. Sur le site Metacritic, il obtient un score de 74â100, sur la base de 19 critiques collectĂ©es[45]. En 2008, le magazine Empire le classe Ă la 66e place dans sa liste des 500 meilleurs films de tous les temps[46]. Les Cahiers du cinĂ©ma le classent au 7e rang de leur liste des meilleurs films de 1991[47]. Parmi les critiques positives, Owen Gleibermen, dâEntertainment Weekly, donne au film la note de A-, affirmant qu'il s'agit du film le plus sincĂšre » de Tim Burton, rehaussĂ© par l' adorable musique de conte de fĂ©es » de Danny Elfman, et que le personnage d'Edward est sa rĂ©ussite la plus pure ». Il regrette nĂ©anmoins certaines faiblesses dans la narration[48]. Pour Janet Maslin, du New York Times, Burton se rĂ©vĂšle ĂȘtre d'une inventivitĂ© impressionnante » et le film, visuellement obsĂ©dant, est le conte d'une gentillesse incomprise et d'une crĂ©ativitĂ© Ă©touffĂ©e, du pouvoir qu'a la civilisation de corrompre l'innocence, d'une belle insouciante et d'une bĂȘte au grand cĆur »[49]. Desson Howe, du Washington Post, estime que l'interprĂ©tation de Johnny Depp est parfaite, que Burton a construit un monde surrĂ©aliste et amusant, et que, si la fin peut laisser insatisfait, il y a trop Ă apprĂ©cier dans le film pour que cela le gĂąche[50]. Jo Berry, du magazine Empire, Ă©voque une fable moderne qui rĂ©ussit admirablement en tant que comĂ©die tranchante et histoire d'amour douloureusement triste », servie par des dĂ©cors imaginatifs », une histoire fascinante » et de brillantes interprĂ©tations, souvent Ă contre-emploi, notamment celle de Depp[51]. Richard Corliss, du Time, trouve qu'il s'agit d'une comĂ©die pleine d'esprit » qui se termine de façon poignante et d'une des fables les plus lumineuses et douce-amĂšres » qu'il ait vues[52]. Et pour Peter Travers, de Rolling Stone, il s'agit du film fantastique le plus comique, romantique et lancinant » Ă la fois, bĂ©nĂ©ficiant d'une interprĂ©tation formidable » de Depp ; le film comporte quelques scĂšnes maladroites » ou trop chargĂ©es » et n'est donc pas parfait » mais est quelque chose de mieux de la pure magie »[53]. Du cĂŽtĂ© des critiques nĂ©gatives, Roger Ebert, du Chicago Sun-Times, donne au film 2 Ă©toiles sur 4, affirmant que l'histoire et les personnages ne sont pas Ă la hauteur du talent visuel de Burton et que la fin est si faible qu'elle en est dĂ©primante »[54]. Mick La Salle, du San Francisco Chronicle, estime que le film n'est pas engagĂ© Ă©motionnellement » mais, au contraire, suffisant et miĂšvre »[55]. Et Jonathan Rosenbaum, du Chicago Reader, trouve que le film ne convainc jamais pleinement » malgrĂ© son originalitĂ© et les dĂ©cors saisissants » et que l'interprĂ©tation de Depp n'est pas Ă la hauteur de celles des interprĂštes principaux des prĂ©cĂ©dents films de Burton[56]. En France, Iannis Katsahnias, des Cahiers du cinĂ©ma, Ă©voque une rĂ©ussite absolue », un conte de fĂ©es magique, symphonie mĂ©lancolique en quatre couleurs pastels » portĂ© par ses principaux interprĂštes Depp sublime », Dianne Wiest absolument gĂ©niale » et Winona Ryder merveilleuse dâambiguĂŻtĂ© ». Il met en avant la mise en abyme du conte essayant de crĂ©er une illusion narrative tout en rĂ©duisant le scĂ©nario au strict minimum, visant la perte du spectateur, l'Ă©vanouissement de la logique et de la vraisemblance par l'accumulation des dĂ©tails »[57]. Les rĂ©dacteurs de La Revue du cinĂ©ma, dans sa rĂ©trospective annuelle, estiment que le film est une belle rĂ©ussite sur le plan de l'imagerie, que son ton est Ă la fois satirique, romantique et visionnaire » et qu'il est troublant par sa capacitĂ© Ă confĂ©rer une ferveur, une souffrance et une folie proprement humaines Ă des personnages issus des univers les plus dĂ©libĂ©rĂ©ment factices »[58]. Pour FrĂ©dĂ©ric Strauss, de TĂ©lĂ©rama, il s'agit du plus beau film » de Burton, qui donne toute la mesure de son goĂ»t du merveilleux », oĂč il rĂ©alise pleinement son ambition de raconter une histoire par le jeu des couleurs » et traite brillamment de la tolĂ©rance et de la peur de l'autre »[59]. Thomas Bourguignon, de Positif, est plus nuancĂ©, affirmant que cette tentative d'aborder Ă la fois le conte de fĂ©es et le conte philosophique, critique corrosive du conformisme amĂ©ricain » est une satire souvent drĂŽle dans sa mise en scĂšne » mais reste assez superficielle et convenue dans ses thĂšmes » et que l'aspect sentimental du conte de fĂ©es ne se prĂȘte pas toujours Ă la distanciation ironique du conte voltairien » mais constitue pourtant une tentative aboutie de modernisation du conte, oĂč l'aveuglante naĂŻvetĂ© de l'histoire recouvre un vaste champ symbolique, Ă©motionnel et poĂ©tique »[60]. Distinctions Le film a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© par le prix Hugo, le Saturn Award du meilleur film fantastique et le BAFTA Award des meilleurs dĂ©cors. Il a reçu trois autres nominations aux BAFTA Awards, ainsi qu'une nomination pour l'Oscar des meilleurs maquillages et coiffures, et Johnny Depp a Ă©tĂ© nommĂ© pour le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comĂ©die. Il fait partie de la liste du BFI des 50 films Ă voir avant d'avoir 14 ans Ă©tablie en 2005 par le British Film Institute[61]. RĂ©compenses AnnĂ©e CĂ©rĂ©monie ou rĂ©compense Prix LaurĂ©ates 1991 Prix Hugo[62] Meilleur film 1992 BAFTA Awards[63] Meilleurs dĂ©cors Bo Welch Saturn Awards Meilleur film fantastique Prix Sant Jordi du cinĂ©ma Meilleur film Ă©tranger Meilleure actrice Ă©trangĂšre Winona Ryder Nominations AnnĂ©e CĂ©rĂ©monie ou rĂ©compense Prix NommĂ©es 1991 Oscars du cinĂ©ma[65] Meilleur maquillage Ve Neill et Stan Winston Golden Globes[66] Meilleur acteur dans un film musical ou une comĂ©die Johnny Depp NSFC Awards Meilleure actrice dans un second rĂŽle Dianne Wiest 1992 British Academy Film and Television Arts Awards[63] Meilleurs costumes Colleen Atwood Meilleurs maquillages et coiffures Ve Neill Meilleurs effets visuels Stan Winston Saturn Awards Meilleure actrice Winona Ryder Meilleure musique Danny Elfman Meilleurs costumes Colleen Atwood Meilleur acteur dans un second rĂŽle Alan Arkin Meilleure actrice dans un second rĂŽle Dianne Wiest Grammy Awards Meilleure bande originale Danny Elfman Analyse Un chĂąteau d'aspect gothique. Selon Tim Burton, les thĂšmes principaux du film sont l'isolement et la dĂ©couverte de soi. Les ciseaux symbolisent pour lui le cĂŽtĂ© Ă la fois destructeur et crĂ©atif d'Edward[67]. Le chĂąteau gothique est un dĂ©cor que Burton associe Ă la solitude mais qui est aussi une rĂ©action Ă la banlieue rĂ©sidentielle[68]. Il Ă©voque cette banlieue comme un endroit oĂč il n'y a ni histoire, ni culture, ni passion pour quoi que ce soit. Les choix qui y sont offerts sont de se conformer Ă la norme et ainsi de sacrifier une partie de sa personnalitĂ©, ou bien de dĂ©velopper une vie intĂ©rieure trĂšs riche qui fait se sentir diffĂ©rent[69]. Burton affirme toutefois que ce n'est pas un mauvais endroit. C'est un endroit bizarre. J'ai essayĂ© de maintenir un Ă©quilibre dĂ©licat en le rendant amusant et Ă©trange sans porter de jugement catĂ©gorique »[30]. La fin du film, oĂč une foule en colĂšre poursuit la crĂ©ature » jusqu'au chĂąteau, trouve son inspiration principale dans le point culminant du film Frankenstein 1931, oĂč figure une scĂšne similaire[68]. L'Ă©poque Ă laquelle se dĂ©roule l'histoire est volontairement laissĂ©e indĂ©finie mĂȘme si elle rappelle les annĂ©es 1950. Le film prĂ©sente une structure semblable Ă un conte de fĂ©es avec un prologue et un Ă©pilogue oĂč la grand-mĂšre prĂ©sente et conclut l'histoire[70]. Thomas Bourguignon, de Positif, voit le film comme un conte de fĂ©es moderne oĂč le hĂ©ros doit sortir de son isolement Ă travers un parcours initiatique afin d'opĂ©rer sa mĂ©tamorphose le costume d'Edward pouvant ĂȘtre comparĂ© Ă la chrysalide d'un papillon[60]. Peg y joue le rĂŽle de la gentille fĂ©e qui tente d'aider Edward Ă trouver sa place au sein des hommes, avec pour toute baguette magique un simple pinceau de cosmĂ©tique », Kim celui de la belle princesse Ă conquĂ©rir », et les amies de Peg ceux des mĂ©chantes sorciĂšres dont les rĂ©unions tĂ©lĂ©phoniques semblent tisser une toile de malĂ©fices ». Mais, contrairement au conte de fĂ©es classique, Edward ne rĂ©ussit pas sa mĂ©tamorphose. Il semble d'abord s'intĂ©grer Ă travers son art, passant du travail sur les vĂ©gĂ©taux Ă celui sur les animaux puis les humains avant d'ĂȘtre rejetĂ© et de travailler le minĂ©ral, la glace, symbole de puretĂ© mais aussi d'immobilitĂ© ». Il rate aussi son initiation sexuelle et crĂ©e au lieu de procrĂ©er, fĂ©condant ainsi les esprits plutĂŽt que les corps » en apportant la beautĂ© et la puretĂ© qui sont Ă mĂȘme de crĂ©er un monde nouveau ». Sa fonction n'est pas de s'intĂ©grer au monde mais de rester Ă l'Ă©cart, la dĂ©couverte de soi Ă©tant ici celle d'une vocation artistique[60]. Selon Antoine de Baecque, l'angoisse urbaine » moderne est vue sous l'angle inĂ©dit du conte de fĂ©es et les paysans du XVIIe siĂšcle prennent pour l'occasion l'apparence de banlieusards amĂ©ricains. Ceux-ci tentent de conformer Edward Ă leur norme et le traitent par l'intolĂ©rance quand ils s'aperçoivent de leur Ă©chec[71]. Pour Alexandre Tylski, dans la revue en ligne Cadrage, le film traite avant tout de la juxtaposition entre le conformisme et le fantasque », la rencontre entre les habitants d'une banlieue rĂ©sidentielle conventionnelle et Edward, jeune homme crĂ©atif mais coupĂ© du monde par les ciseaux qui lui tiennent lieu de mains[72]. L'opposition entre ces deux univers est mise en valeur dĂšs le dĂ©but du film Ă travers le contraste entre le chĂąteau gothique et expressionniste oĂč vit Edward et le quartier rĂ©sidentiel situĂ© en contrebas oĂč toutes les maisons se ressemblent. Le grand trou dans le toit du chĂąteau est pour Tylski une allĂ©gorie du trou qu'Edward a dans le cĆur, ce dernier Ă©tant condamnĂ© Ă vivre en reclus en raison de sa diffĂ©rence. Edward compense le manque qu'il ressent par une crĂ©ativitĂ© dĂ©bordante, sculptant les haies et la glace et crĂ©ant Ă la fin du film une rĂ©alitĂ© qui vient se greffer sur le quotidien puisque les flocons qu'il crĂ©e en taillant la glace tombent en neige sur le quartier. Edward Ă©tant trĂšs peu loquace, Burton fait passer ses sentiments Ă travers son regard. Ainsi, lorsque Edward est interrogĂ© sur un plateau de tĂ©lĂ©vision et qu'on lui demande s'il a une petite amie, il reste muet mais son regard, par un effet de miroir inĂ©dit », croise celui de Kim via l'Ă©cran de tĂ©lĂ©vision. Le regard, et avant tout celui de Burton sur ses personnages, est pour Tylski un autre thĂšme trĂšs important du film, et celui qu'il trouve le plus marquant est celui de l'inventeur au moment de sa mort, un regard horrifiĂ© soit par la conscience de sa mort soit par la conscience soudaine d'avoir créé un ĂȘtre inachevĂ© »[72]. Pour Bourguignon, la satire du conformisme est visible Ă travers les personnages stĂ©rĂ©otypĂ©s. Ă l'instar du travail Ă la chaĂźne qu'accomplissent dans le manoir des machines aux formes humaines, chaque individu semble programmĂ©, sa place attribuĂ©e, sa fonction dĂ©terminĂ©e dans le processus social ». Seule Kim parvient Ă y Ă©chapper grĂące au pouvoir libĂ©rateur de l'amour, seul capable de nous rendre unique »[60]. Influence culturelle Edward aux mains d'argent reprĂ©sentĂ© en cosplay. Tim Burton considĂšre le film comme son Ćuvre la plus personnelle[73] et s'affirme avec ce film comme la quintessence du rĂ©alisateur gothique », saisissant la sensibilitĂ© de la culture gothique aussi bien dans la forme que dans le fond et s'Ă©rigeant en dĂ©fenseur du mouvement contre les stĂ©rĂ©otypes nĂ©gatifs rĂ©pandus par les mĂ©dias[74]. Le film marque la premiĂšre collaboration entre le rĂ©alisateur et Johnny Depp et contribue Ă lancer la carriĂšre de ce dernier[28]. En 2005, le chorĂ©graphe Matthew Bourne crĂ©e une adaptation du film avec l'aide de Caroline Thompson et Danny Elfman. Cette adaptation sous forme de danse contemporaine comporte uniquement de la danse et de la musique, sans chant ni dialogue, et est créée au Sadler's Wells Theatre de Londres avant de partir en tournĂ©e Ă travers le monde[75],[76]. En 2010, le metteur en scĂšne Richard Crawford crĂ©e Ă Brooklyn une piĂšce de théùtre basĂ©e sur le film[77]. Entre 2014 et 2015, une suite du film se dĂ©roulant plusieurs dĂ©cennies plus tard est publiĂ©e par IDW sous la forme d'une bande dessinĂ©e en dix numĂ©ros scĂ©narisĂ©e par Kate Leth avec des dessins de Drew Rausch[78]. La chanson Scissorhands The Last Snow du groupe de metal gothique Motionless in White, qui figure sur leur album Creatures 2010, rend hommage Ă l'impact qu'a eu le film sur le mouvement gothique[79]. L'Ă©pisode Un cheveu dans la soupe The Barber de la cinquiĂšme saison de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e Seinfeld fait plusieurs rĂ©fĂ©rences au film[80], de mĂȘme qu'un Ă©pisode des Simpson intitulĂ© Homer aux mains d'argent Homer Scissorhands[81]. Une espĂšce d'arthropode Ă©teinte depuis la pĂ©riode du Cambrien et aux pinces rappelant les mains-ciseaux d'Edward a Ă©tĂ© nommĂ©e Kooteninchela deppi en hommage Ă l'acteur Johnny Depp et Ă son rĂŽle dans le film[82]. Ăditions en vidĂ©o Sur le marchĂ© vidĂ©o, Edward aux mains d'argent est d'abord distribuĂ© en VHS quelques mois aprĂšs sa sortie au cinĂ©ma. Il sort en DVD le 5 septembre 2000 en rĂ©gion 1[83] et le 25 octobre 2000 en rĂ©gion 2. Cette version en DVD comprend les commentaires audio de Tim Burton et Danny Elfman et un court making-of du film. La version en disque Blu-ray sort le 9 octobre 2007 en rĂ©gion 1[83] et le 4 janvier 2008 en rĂ©gion 2. Elle ne comporte pas de bonus supplĂ©mentaires par rapport Ă la version en DVD[85]. 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Annexes Bibliographie document utilisĂ© comme source pour la rĂ©daction de cet article. en Ken Hanke, Tim Burton An Unauthorized Biography of the Filmmaker, New York, St Martin's Press, 2000 ISBN 1580631622 HervĂ© Joubert-Laurencin et Catherine Schapira, Edward aux mains d'argent Tim Burton, Paris, Les Enfants de cinĂ©ma, coll. Cahiers de notes sur⊠» OCLC 494239726 â Document pĂ©dagogique Ă©ditĂ© dans le cadre du dispositif Ăcole et cinĂ©ma. Antoine de Baecque, Tim Burton, Paris, Cahiers du cinĂ©ma, 2007 ISBN 2866424751 Tim Burton et Mark Salisbury, Burton on Burton, Points, 2009 ISBN 978-2-7578-3154-0 Liens externes Ressources relatives Ă l'audiovisuel Centre national du cinĂ©ma et de l'image animĂ©e CinĂ©-Ressources CinĂ©mathĂšque quĂ©bĂ©coise en AllMovie en American Film Institute it en Metacritic en Movie Review Query Engine de OFDb en Oscars du cinĂ©ma en Rotten Tomatoes mul The Movie Database Ressource relative aux beaux-arts en Museum of Modern Art Ressource relative Ă la bande dessinĂ©e en Comic Vine
PubliĂ© le 09/03/2022 Ă 0600 La maison de 130 mĂštres carrĂ©s est situĂ©e dans la ville de Lutz, dans la rĂ©gion de Tampa Bay en Floride. Dylan Todd Photography / Capture d'Ă©cran Instagram our_scissorland La bĂątisse de 130 m2 avec son jardin aux buissons torsadĂ©s et aux allĂ©es blanches du 1774 Tinsmith Circle en Floride a servi de dĂ©cor au film rĂ©alisĂ© par Tim Burton en 1990. Elle est mĂȘme devenue un temple Ă l'honneur du personnage incarnĂ© par Johnny Depp. Le domicile de la famille Boggs, au sein duquel a vĂ©cu le personnage d'Edward aux mains d'argent, est Ă vendre avec tout une collection de souvenirs du tournage pour la somme de dollars environ euros. Un objet de collection ultime pour les fans de Tim Burton, en vente depuis lire aussiLa maison des Griffes de la nuit vendue pour 3 millions de dollarsLa bĂątisse aux buissons torsadĂ©s n'a pas changĂ©. SituĂ©e au 1774 Tinsmith Circle Ă Lutz, dans la rĂ©gion de Tampa Bay en Floride, la maison a servi au tournage du film Edward aux mains d'argent 1990, rĂ©alisĂ© par Tim Burton et interprĂ©tĂ© par Johnny Depp, Winona Ryder et Dianne Wiest. Lors de sa sortie, Johnny Depp a fait sensation dans le personnage d'Edward, un jeune homme créé par un inventeur mystĂ©rieux, qui lui a donnĂ© un cĆur avant de mourir et de lui attribuer des mains. Recueilli par la famille Boggs, il vit dans une jolie banlieue rĂ©sidentielle, loin du manoir sombre et dĂ©labrĂ© dans lequel il a Ă©tĂ© retrouvĂ© la figure balafrĂ©e et apeurĂ©e, avec des ciseaux en guise de le dehors, les buissons taillĂ©s en spirales et les allĂ©es de cailloux blancs dĂ©finissent, comme Ă l'Ă©poque, l'entrĂ©e du terrain de 700 mĂštres carrĂ©s dont 130 sont occupĂ©s par la bĂątisse de plain-pied. Une empreinte visuelle signĂ©e Tim Burton, toujours visible dans et Ă l'extĂ©rieur de la maison. ComposĂ©e de trois chambres et de deux salles de bains, toutes les piĂšces de la maison sont dĂ©corĂ©es Ă l'effigie d'Edward aux mains d'argent. De nombreuses peintures et photographies rappellent des scĂšnes mythiques du long-mĂ©trage, ainsi que d'autres produits dĂ©rivĂ©s exposĂ©s en vitrines, qui seront vendus en lot avec la maison. L'une des piĂšces les plus singuliĂšres n'est autre qu'une rĂ©plique grandeur nature du personnage de Tim Burton, situĂ©e dans la cuisine dont le papier peint est l'exacte rĂ©plique du tournage. Un choix voulu par les en 2020 pour dollars par Joey Dahlia et sa femme Sharon, la maison est donc avant tout un musĂ©e qui rend hommage au film. D'ailleurs, aprĂšs s'ĂȘtre investi corps et Ăąme dans la dĂ©coration, le couple a dĂ©cidĂ© d'attribuer un nom Ă la maison Scissorland». Ils lui ont mĂȘme créé une page Instagram, qui rĂ©unit Ă ce jour prĂšs de 3000 followers, oĂč photos, vidĂ©os et anecdotes sur le long-mĂ©trage sont partagĂ©es. Si vous achetez la maison, tous ces objets sont Ă vous», a prĂ©cisĂ© le propriĂ©taire dans l'annonce de vente.
edward et les mains d argent