Dela croyance en lâĂąme humaine Ă lâĂąme Ă travers les objets. Il existe une philosophie de tradition qui a donnĂ© des Ăąmes aux objets. Ă la fin du XIXĂšme siĂšcle, un anthropologue britannique du nom dâ Edward Burnett Tylor (1832-1917) connu aujourdâhui comme Ă©tant le fondateur de lâanthropologie britannique, dĂ©signe par le terme «animisme» les religions
ObjetsPorte-Bonheur. Nous avons tous des objets de dĂ©coration qui entourent notre cadre de vie. Que se soit dans la maison, au bureau ou dans sa voiture, ses objets peuvent avoir une Ăąme et une Ă©nergie qui contribuera Ă notre bien-ĂȘtre. Un objet culte aux vertus protectrices reconnus depuis des siĂšcles permettra de mieux rĂ©pondre Ă tes atteintes. Que se soit dans un esprit
coutumeset #croyances de #corse : l' #ochju Les differentes #coutumes et #croyances Le visible, lâinvisible et le christianisme Dans la conduite
EnvĂ©ritĂ© sous les croyances limitantes, cachĂ© au fond de notre Ăąme se cache le vrai nous qui lui a envie de sa libertĂ© et qui nâa quâune envie câest de rĂ©aliser ses rĂȘves. Cependant bien souvent nous nous plaisons Ă rester dans notre zone de confort. LâEgo nâaimant pas les situations dĂ©stabilisantes, il vous ramĂšnera
Affirmerquâune Ă©toile nâa pas dâĂąme, tout comme affirmer quâune Ă©toile en a une, et en ĂȘtre convaincu, nâest pas un argument, et ne doit donc avoir aucune influence. Pour rĂ©sumer ma rĂ©ponse, en avance de phase : mes convictions agnostiques me poussent Ă considĂ©rer que les planĂštes et les Ă©toiles nâont pas dâĂąmes, mais je suis tout Ă fait incapable de lâaffirmer.
Vay Tiá»n Online Chuyá»n KhoáșŁn Ngay. Bonjour riri ! J'observe juste que dans ma vie Riri, les obsessions naissent des croyances.. ce que j'ai pris pour vrai, les valeurs qui y sont associĂ©es.. et s'il y a quoi que ce soit qui viennent dĂ©ranger ou mettre un trouble.. c'est ce qui fait l'objet chez moi de pensĂ©es obsessionnelles. Dieu n'est pas une croyance, donc la rĂ©alitĂ© est qu'on ne croit pas en Dieu, Dieu c'est l'expression de l'Ăąme, celle de l'Intelligence qui "se connait", si je puis dire.. et dĂšs lors qu'il y a reconnaissance D'Elle, c'est peut-ĂȘtre ce qui peut aussi avoir crĂ©e une obsession dans mon mental.. j'en sais rien.. je lance ça comme ça ! ;- j'y vais, c'est l'heure !!! Un Merveilleur Jour Ă toi ! $đ
La science se rapproche de plus en plus de l'explication de l'existence de l'Ăąme. Un dĂ©fi fascinant que l'humanitĂ© a tentĂ© de dĂ©chiffrer tout au long de son histoire. Nous en parlons au long de notre histoire en tant quâhumains, nous nous sommes demandĂ©s si lâĂąme existe. Câest une question qui a donnĂ© lieu Ă de grandes discussions et Ă laquelle diffĂ©rentes disciplines ont tentĂ© de rĂ©pondre Ă diffĂ©rentes cet article, nous passons en revue le paradigme scientifique, la tradition et les dĂ©fis qui se prĂ©sentent aujourdâhui. Nous vous parlons aussi de la fascinante thĂ©orie du biocentrisme de Robert chemin ira au-delĂ du spirituel. Certes, au fil des annĂ©es, diffĂ©rentes traditions religieuses ont confirmĂ© lâexistence de lâĂąme. Mais quelle est la position de la science ? Comment cette question est-elle abordĂ©e aujourdâhui ? Nous en parlons existe-t-elle ? Les croyances Ă ce sujetLâidĂ©e de lâexistence de lâĂąme est associĂ©e aux croyances selon lesquelles la vie continue aprĂšs la mort. Cette idĂ©e dâĂąme est liĂ©e Ă la conviction dâune vie future. En outre, on pense Ă©galement que lâĂąme est un guide par lequel nous pensons et ressentons et quâelle se diffĂ©rencie du conception de lâĂąme varie en fonction du contexte, de la religion et de la discipline qui en parle. Pendant plusieurs annĂ©es, ce sont les religions, parce quâelles sont liĂ©es Ă la dimension spirituelle, qui ont Ă©tĂ© chargĂ©es dâexpliquer son ou non au spirituel, lâidĂ©e de lâĂąme est infĂ©rĂ©e, arguant que les preuves de son existence sont les mystĂšres associĂ©s Ă la naissance, Ă la mort, aux diffĂ©rents Ă©tats de conscience, Ă la mĂ©moire et Ă lâimagination. Il est ainsi suggĂ©rĂ© que lâĂąme est comme une sorte de force vitale ou dâ scientifique et existence de lâĂąmeSelon Thomas Kuhn, philosophe et historien des sciences, un paradigme scientifique est lâensemble des rĂ©alisations de ce type qui sont universellement reconnues. En plus de gĂ©nĂ©rer des modĂšles de solutions et de problĂšmes dans la communautĂ© scientifique, les paradigmes font lâobjet de paradigme scientifique actuel ne reconnaĂźt gĂ©nĂ©ralement pas la dimension spirituelle. Au contraire, il souligne quâil nây a pas besoin dâĂąme et nous explique la vie Ă travers des Ă©quations lâactivitĂ© du carbone, lâactivitĂ© des protĂ©ines, etc..Tandis que la religion explique lâexistence de lâĂąme du point de vue spirituel en lâassociant au transcendant et Ă lâincorporel, la science, si elle la conçoit, lâassocie Ă la matiĂšre. Autrement dit, lâĂąme est soit un synonyme de lâesprit dans une vision poĂ©tique ou bien rĂ©duite au concept de cognition et de en question les thĂ©ories scientifiques actuellesBien que les neurosciences aient fait de grands progrĂšs pour expliquer le fonctionnement de notre systĂšme nerveux et la raison des expĂ©riences subjectives, cette question reste encore un mystĂšre. Le problĂšme de lâexistence ou non de lâĂąme est liĂ© Ă la comprĂ©hension de la nature du diffĂ©rentes thĂ©ories ont commencĂ© Ă remettre en question le paradigme scientifique. Notamment, la Lanza, un scientifique amĂ©ricain, a suggĂ©rĂ© la thĂ©orie du biocentrisme. Dans cette thĂ©orie, il considĂšre que la vie et la biologie sont essentielles pour lâĂȘtre, la rĂ©alitĂ© et le affirme alors que la conscience crĂ©e lâunivers et non lâinverse. Ainsi, il nâignore pas lâapproche physico-chimique de lâexplication des affaires de lâĂȘtre, mais accorde une plus grande importance Ă la biocentrisme met lâaccent sur les questions difficiles au sujet de la nature humaine. âLâĂąme existe-t-elle ?â, âY a-t-il quelque chose au-delĂ du temps ?â sont des questions posĂ©es par le nouvelle vision de lâĂȘtre, du cosmos et de la rĂ©alitĂ©, croit que la vie va au-delĂ des atomes et des particules. Cela expliquerait certains phĂ©nomĂšnes comme lâintrication quantique et le principe dâ auteurs soulignent que lâĂ©trangetĂ© quantique se produit dans le monde Ă lâĂ©chelle humaine. Câest ce que suggĂšrent, par exemple, Gerlich et al 2011 dans leur article âInterfĂ©rence quantique de grandes molĂ©cules organiques.âPour dâautres branches de la connaissance scientifique, lâespace et le temps sont des outils de lâesprit et ils les associent Ă lâexistence. Il sâagit dâun dĂ©fi qui nous Ă©loigne de lâintuition classique et qui suggĂšre quâune partie de lâesprit ou de lâĂąme est immortelle et existe alors en dehors de ces somme, certaines branches de la science reconnaissent lâĂąme grĂące aux nouvelles dĂ©couvertes qui rendent compte de la nature dâĂȘtre associĂ© au temps et Ă lâespace. Certaines vĂ©hiculent une vision poĂ©tique de lâĂąme, dâautres la rĂ©duisent Ă la cognition. Et encore dâautres continuent de nier son pourrait vous intĂ©resser ...
Annonce Depositphotos Ăąme perdue Les Ăąmes perdues sont des personnes qui sont spirituellement confuses. Pour une raison inconnue, ces personnes ont bloquĂ© le guide intuitif qui provient de leur soi supĂ©rieur. En faisant cela, elles se sont Ă©galement dĂ©connectĂ©es du sentiment de lâamour infini de lâunivers, et cela conduit Ă la lutte, Ă la colĂšre et Ă la tristesse. Par consĂ©quent , la vie dâune Ăąme perdue est trĂšs difficile. Si vous travaillez actuellement pour Ă©lever votre vibration et que vous suivez votre voie la plus Ă©levĂ©e, vous trouverez sans doute quâil est difficile dâinteragir avec les Ăąmes perdues. Ces personnes peuvent ĂȘtre trĂšs frustrantes car elles Ă©mettent une Ă©nergie vibratoire plus faible, et la façon dont elles interagissent avec les autres peut ĂȘtre rebutante. Annonce Cependant, si nous voulons aider ces personnes, nous devons agir avec sympathie, et non avec colĂšre et hostilitĂ©. Les Ăąmes perdues ont besoin dâun amour inconditionnel car elles en manquent cruellement. MĂȘme si cela peut parfois ĂȘtre difficile, lâamour et lâacceptation sont vraiment les seules choses que nous puissions offrir pour aider ceux qui se sont Ă©garĂ©s. Alors, voici trois symptĂŽmes dâune Ăąme perdue, et la meilleure façon pour nous de rĂ©agir afin de les aider 1. Une attitude dĂ©fensive Une Ăąme dite perdue est une personne qui fonctionne Ă partir de son ego, pas de son soi supĂ©rieur. Comme les Ăąmes perdues sont en grande partie axĂ©es sur lâego, elles ressentent souvent le besoin de dĂ©fendre leurs positions et affirment quâelles ont toujours raison, et savent toujours tout mieux que les autres. MĂȘme quand on donne des conseils amicaux qui aideront rĂ©ellement une Ăąme perdue, celle-ci la rejettera immĂ©diatement avec un Oui, mais » suivi dâune liste de raisons pour lesquelles elle croit que ces conseils ne fonctionneront pas pour elle. Votre meilleure rĂ©action face Ă cette attitude dĂ©fensive ? Acceptez. Ne vous engagez pas dans une discussion avec une Ăąme perdue, mĂȘme si vous sentez que vos conseils sont exactement ce dont elle a besoin. Rappelez-vous, les Ăąmes perdues bloquent leur guidance intĂ©rieure, de sorte quâelles bloqueront trĂšs probablement les conseils bĂ©nĂ©fiques quâon leur donne. Le mieux que vous puissiez faire est de donner vos conseils, puis de prendre du recul par rapport Ă cette discussion et parler dâautre chose. Ătonnamment, quand je lâai fait dans le passĂ©, jâai remarquĂ© que beaucoup de ces personnes mâont ensuite dit Je me souviens quand tu mâas conseillĂ© de faire ceci ou cela, câĂ©tait vraiment de bons conseils ! ». Le truc avec les Ăąmes perdues, câest quâelles nâaiment pas quâon blesse leur ego, donc si vous ne contestez pas leurs rĂ©futations, elles sont beaucoup plus susceptibles dâĂ©couter vos conseils bien intentionnĂ©s car elles ne se sentent pas menacĂ©es par votre approche. 2 LâĂ©troitesse dâesprit Souvent, les Ăąmes perdues ne seront pas intĂ©ressĂ©es par les gens qui ne pensent pas comme elles. Encore une fois, le soi supĂ©rieur est lâamour inconditionnel, et lâacceptation de tout. Si quelquâun bloque lâamour inconditionnel de leur soi supĂ©rieur, elles seront incapables dâoffrir un amour inconditionnel aux autres. Par consĂ©quent, elles ne donneront leur amour » quâaux personnes qui se comportent dâune façon que leur ego approuve. Pour cette raison, les Ăąmes perdues que vous rencontrerez seront souvent des personnes qui sont intolĂ©rantes aux autres religions, sectaires, racistes, homophobes ou misogynes. La meilleure façon de rĂ©agir ? Si ce quâelle dit est intolĂ©rable ou abusif envers les autres, dites-lui trĂšs gentiment que cela vous dĂ©range quand elle dit ce genre de choses puis parlez dâautre chose. Rappelez-vous, essayer de discuter avec une Ăąme perdue est toujours une perte de temps. Donnez votre opinion puis passez Ă autre chose. Si vous ne la contredisez pas, vous aurez plus de chance de vous faire entendre. Annonce 3 Elles rĂ©pĂštent les mĂȘmes erreurs, encore et encore On peut tous rĂ©pĂ©ter les mĂȘmes erreurs plusieurs fois pour en tirer une leçon dans la vie, mais avec une Ăąme perdue, le schĂ©ma se rĂ©pĂšte Ă lâinfini. On peut souvent voir une Ăąme qui est perdue passer dâun conjoint violent Ă un autre, ĂȘtre brisĂ©e de façon chronique, ou mĂȘme ĂȘtre arrĂȘtĂ©e et incarcĂ©rĂ©e Ă plusieurs reprises. Soyons clairs, personne nâest parfait, tout le monde peut faire des erreurs. Cependant, les erreurs rĂ©pĂ©tĂ©s des Ăąmes perdues sont trĂšs douloureuses et elles peuvent passer leur vie dans la tristesse. Votre rĂ©action ? Sachez, encore une fois, quâune Ăąme perdue a rompu ses liens avec lâamour de lâunivers, par consĂ©quent, elle ne sait pas comment prendre des dĂ©cisions fondĂ©es sur lâamour-propre. Elle a mĂȘme oubliĂ© comment prendre soin dâelle-mĂȘme. Ces personnes ne prennent pas de dĂ©cisions pour essayer de se faire du mal ou de faire du mal Ă quelquâun dâautre, mais plutĂŽt parce quâelles sont devenues aveugles Ă la guidance de lâunivers. En fait, bien souvent, elles prennent de mauvaises dĂ©cisions parce quâelles essaient de se distraire ou dâattĂ©nuer la douleur du vide quâelles ressentent en Ă©tant spirituellement dĂ©connectĂ©es. Sâil vous plaĂźt ne les jugez pas, ne les chĂątiez pas, et ne sous-estimez pas leur combat. Acceptez-les et aimez-les quand mĂȘme. Ce nâest pas autant que devez les laisser vous entraĂźner dans leurs tempĂȘtes chaotiques, mais faites-leur savoir que vous ĂȘtes lĂ et que vous voulez le meilleur pour elles. Les aimer de loin compte quand mĂȘme ! Annonce En effet, il peut ĂȘtre trĂšs difficile de faire face Ă une Ăąme perdue. Il peut ĂȘtre trĂšs dĂ©sagrĂ©able dâinteragir avec elles Ă cause de lâattitude dĂ©fensive, lâĂ©troitesse dâesprit, et lâautomutilation. Cela Ă©tant dit, il est bon de rappeler que nous suivons chacun notre voie, et nous avons tous la possibilitĂ© de voyager Ă travers la vie de la façon que nous choisissons. Les Ăąmes perdues choisissent de suivre un chemin Ă©troit et câest leur choix. Personne ne doit ĂȘtre obligĂ© de penser ou croire en quelque chose contre sa volontĂ©, et si nous voulons avoir la libertĂ© de choisir pour nous-mĂȘmes nous devons laisser les autres faire leurs choix, mĂȘme si nous sentons que ces choix sont dommageables et blessants. Nous devons parler de nos vĂ©ritĂ©s, mais nous ne devons pas ressentir le besoin de changer les pensĂ©es, les croyances et les actions des autres. En fin de compte, tout ce que nous pouvons vraiment faire pour les Ăąmes perdues du monde est de les accepter et de les aimer comme elles sont tout en Ă©tant les plus heureux, prospĂšres et en meilleure santĂ© possible. Si nous pouvons briller suffisamment, nous pouvons fournir assez de lumiĂšre pour aider une Ăąme perdue Ă retrouver son chemin.
Chapitre 5 Quâest-âce que âlâĂąmeâ? QUI ĂȘtes-âvous? Deux personnes en une seule? Avez-âvous un corps avec un cerveau, un cĆur, des yeux, des oreilles, une langue, etc., mais possĂ©dez-âvous en mĂȘme temps au-dedans de vous une personne immatĂ©rielle tout Ă fait distincte de votre organisme de chair et qui sâappelle âlâĂąmeâ? Dans cette hypothĂšse, quâarrivera-ât-âil quand vous cesserez de vivre? Votre corps seul mourra-ât-âil tandis que votre Ăąme lui survivra? Comment acquĂ©rir une certitude Ă ce sujet? Presque toutes les religions enseignent que chez lâhomme toute vie ne sâarrĂȘte pas avec la mort. Cette croyance ne sâest pas seulement rĂ©pandue dans les pays dits chrĂ©tiens Europe, Australie, AmĂ©rique du Nord et AmĂ©rique du Sud, mais encore dans les contrĂ©es non chrĂ©tiennes dâAsie et dâAfrique. Voici ce quâon peut lire dans le livre Coutumes funĂ©raires universelles angl. âLes hommes de toutes cultures, ou presque, croient quâau moment de la mort quelque chose quitte le corps et lui survit.â La croyance Ă lâimmortalitĂ© de lâĂąme imprĂšgne profondĂ©ment les religions non chrĂ©tiennes. Par exemple, le plus vĂ©nĂ©rĂ© des textes sacrĂ©s hindous, La Bhagavad Gita, parle de lâĂąme comme Ă©tant immortelle et trouve dans cette notion une excuse Ă lâaction guerriĂšre. En voici un extrait âMais pĂ©rissables sont les corps, â Est-âil rĂ©vĂ©lĂ©, â de lâincarnĂ© Ă©ternel lâĂąme, Qui est indestructible et insondable, Câest pourquoi combats, fils de Bharata! Qui le tient pour un tueur, Et qui le croit tuĂ©, Sont lâun et lâautre sans intelligence Il ne tue ni nâest tuĂ©. Il nâest pas nĂ© et jamais ne meurt; Et, Ă©tant paru, jamais ne disparaĂźtra. Non engendrĂ©, Ă©ternel, immuable, lui, lâancien, Nâest pas tuĂ© quand le corps est tuĂ©.â â La Bhagavad Gita, II, 18-20. Mais quâest-âce que lâĂąme dont il est ici question? Quelque convaincus quâils soient de son immortalitĂ©, les hindous ne se font pas cependant une idĂ©e trĂšs nette de sa nature, comme on peut en juger par cet extrait dâun ouvrage paru sous le titre Lâhindouisme angl., de Swami Vivekananda âLâhindou croit que lâĂąme est un cercle dont la circonfĂ©rence nâest nulle part, mais dont le centre se trouve dans le corps. La mort exprime simplement le dĂ©placement de ce centre, qui passe dâun corps Ă un autre. LâĂąme nâest pas non plus soumise aux conditions de la matiĂšre. Dans son essence, lâĂąme est libre, exempte dâentraves, sainte, pure et parfaite. Or, on ne sait comment, elle se trouve captive de la matiĂšre et se pense sous forme de matiĂšre.â Et que croient en gĂ©nĂ©ral les membres des Ăglises de la chrĂ©tientĂ©? Le professeur Cullmann facultĂ© de thĂ©ologie de lâuniversitĂ© de BĂąle et de la Sorbonne, Ă Paris dit ceci âPosez Ă un chrĂ©tien protestant ou catholique, intellectuel ou non, la question suivante quâenseigne le Nouveau Testament sur le sort individuel de lâhomme aprĂšs la mort, Ă trĂšs peu dâexceptions prĂšs vous aurez toujours la mĂȘme rĂ©ponse lâimmortalitĂ© de lâĂąme.â Quand on les interroge sur la nature de âlâĂąmeâ, les membres des Ăglises dites chrĂ©tiennes rĂ©pondent en termes vagues et obscurs. Leur idĂ©e dâune Ăąme immortelle nâest pas plus claire que celle des croyants des religions non chrĂ©tiennes. Cela nous amĂšne Ă poser la question suivante la Bible enseigne-ât-âelle que lâĂąme est le principe immortel dans lâhomme? LâĂME EST-âELLE IMMORTELLE? Dans beaucoup de versions bibliques le mot âĂąmeâ traduit lâhĂ©breu nĂšphĂšsh et le grec psukhĂȘ. Voir, par exemple, ĂzĂ©chiel 184 et Matthieu 1028 dans la version Segond, la Bible de Darby, et la Bible du cardinal LiĂ©nart. Les mĂȘmes termes hĂ©breu et grec ont encore Ă©tĂ© rendus par âĂȘtreâ, âcrĂ©atureâ et âpersonneâ. MĂȘme si dans votre Bible tous deux sont invariablement traduits par âĂąmeâ comme dans la Traduction du monde nouveau, il ne sera pas inutile de considĂ©rer quelques passages qui les contiennent. Cela vous fera voir dans quels sens ces mots Ă©taient entendus par le peuple de Dieu des temps passĂ©s et vous permettra de dĂ©couvrir quelle est la vĂ©ritable nature de lâĂąme. Voici en quels termes le premier livre de la Bible nous dĂ©crit la crĂ©ation dâAdam âAlors JĂ©hovah Dieu forma lâhomme de la poussiĂšre du sol et souffla dans ses narines le souffle de vie, et lâhomme devint une Ăąme [nĂšphĂšsh] vivante.â GenĂšse 27. On notera que la Bible ne dit pas que âlâhomme reçut une Ăąmeâ, mais que âlâhomme devint une Ăąme vivanteâ. Et les chrĂ©tiens du premier siĂšcle? Enseignaient-âils une conception diffĂ©rente de lâĂąme? Nullement. Dans ce quâon appelle communĂ©ment aujourdâhui le âNouveau Testamentâ, on trouve citĂ© comme vĂ©ritĂ© Ă©tablie ce que la Bible dit de la crĂ©ation dâAdam. Voici ce passage âCâest ainsi quâil est mĂȘme Ă©crit Le premier homme Adam devint une Ăąme vivante.ââ I Corinthiens 1545. Dans lâoriginal le mot traduit dans ce texte par âĂąmeâ est le grec psukhĂȘ. Ainsi donc, dans ce verset, le grec psukhĂȘ, comme son Ă©quivalent hĂ©breu nĂšphĂšsh, ne dĂ©signe pas quelque esprit invisible qui rĂ©siderait dans lâhomme, mais bien lâhomme lui-âmĂȘme. Câest donc Ă juste titre que certains traducteurs de la Bible ont prĂ©fĂ©rĂ© traduire ces termes par âĂȘtreâ, âcrĂ©atureâ et âpersonneâ en GenĂšse 27 et en I Corinthiens 1545. La Bible du Centenaire rend psukhĂȘ par âcrĂ©ature animaleâ en I Corinthiens 1545; la Bible du cardinal LiĂ©nart traduit par âĂȘtreâ en GenĂšse 27 et par âpersonneâ en I Corinthiens 1545. Il est Ă©galement intĂ©ressant de noter que les termes nĂšphĂšsh et psukhĂȘ sâappliquent aux animaux. Ă propos de la crĂ©ation des animaux marins et terrestres, voici ce quâil est dit dans la Bible âPuis Dieu dit Que les eaux pullulent dâun pullulement dâĂąmes [âĂȘtresâ, Bible du cardinal LiĂ©nart] vivantes et que des crĂ©atures volantes volent au-dessus de la terre!â ... Et Dieu se mit Ă crĂ©er les grands monstres marins et toute Ăąme vivante qui se meut .... Que la terre produise des Ăąmes vivantes selon leurs espĂšces animal domestique, et animal qui se meut, et bĂȘte sauvage de la terre selon son espĂšce!ââ â GenĂšse 120-24. Ce nâest pas uniquement dans le premier mais dans tous les livres de lâĂcriture que les animaux sont appelĂ©s âĂąmesâ. Il est Ă©crit, par exemple âTu devras prĂ©lever sur les hommes de guerre qui sont partis en expĂ©dition une Ăąme [nĂšphĂšsh] sur cinq cents, tant des humains que du gros bĂ©tail, et des Ăąnes, et du petit bĂ©tail.â Nombres 3128. âLe juste prend soin de lâĂąme [nĂšphĂšsh] de son animal domestique.â Proverbes 1210. âToute Ăąme [ psukhĂȘ] vivante est morte, oui, les choses qui Ă©taient dans la mer.â â RĂ©vĂ©lation 163. Ce nâest pas sans raison que le mot âĂąmeâ est appliquĂ© Ă lâanimal. Cela concorde avec ce que lâon croit ĂȘtre le sens premier de lâhĂ©breu nĂšphĂšsh. On pense, en effet, que le terme vient dâune racine qui signifie ârespirerâ. LittĂ©ralement, donc, une Ăąme est un ârespirantâ; or les animaux sont bien des ârespirantsâ. Ce sont des crĂ©atures vivantes qui respirent. Lorsquâil sâagit de lâhomme, les noms nĂšphĂšsh et psukhĂȘ sont employĂ©s le plus souvent pour exprimer la personne tout entiĂšre. On lit dans la Bible que lâĂąme humaine vient au monde GenĂšse 4618. Elle mange ou jeĂ»ne LĂ©vitique 720; Psaume 3513. Elle pleure et dĂ©faille JĂ©rĂ©mie 1317; Jonas 27. Une Ăąme peut faire des serments, avoir des dĂ©sirs et cĂ©der Ă la crainte LĂ©vitique 54; DeutĂ©ronome 1220; Actes 243. Quelquâun peut enlever une Ăąme DeutĂ©ronome 247. LâĂąme peut ĂȘtre prise en chasse et mise aux fers Psaumes 75; 10518. Ne sont-âce pas lĂ prĂ©cisĂ©ment des choses quâon fait Ă des individus de chair ou qui sont faites par eux? Ces passages bibliques ne prouvent-âils pas clairement que lâĂąme humaine est lâhomme tout entier? Nombre dâexĂ©gĂštes du vingtiĂšme siĂšcle, tant catholiques que protestants et juifs, ont abouti Ă la mĂȘme conclusion. Voici leurs commentaires âDans le cĂ©lĂšbre verset de la GenĂšse [27] il nâest pas dit, comme on le croit souvent, que lâhomme se compose dâun corps et dâune Ăąme; il est dit que Yahweh façonna lâhomme, poussiĂšre tirĂ©e du sol, puis anima la forme inerte en insufflant dans ses narines le souffle de vie, si bien que lâhomme devint un ĂȘtre vivant, ce qui est ici lâunique signification de nĂšphĂšsh [Ăąme].â â H. Wheeler Robinson du Regentâs Park College, Londres, dans Zeitschrift fĂŒr die Alttestamentliche Wissenschaft Revue consacrĂ©e Ă lâexĂ©gĂšse de lâAncien Testament, Vol. 41 1923. âIl ne faut pas considĂ©rer lâhomme comme ayant une Ăąme il est une Ăąme.â â E. F. Kevan, Recteur du Bible College de Londres, dans The New Bible Commentary 1965, 2e Ă©d., p. 78. âDans lâA[ncien] T[estament], lâĂąme nâest pas une partie de lâhomme, mais lâhomme tout entier, lâhomme en tant quâĂȘtre vivant. Pareillement, dans le N[ouveau] T[estament], lâĂąme dĂ©signe la vie humaine la vie du sujet individuel et conscient.â â New Catholic Encyclopedia 1967, Vol. 13, p. 467. âIl nâest pas dit dans la Bible que nous avons une Ăąme. Le NĂšfeschâ est la personne elle-âmĂȘme, son besoin de nourriture, le sang qui coule dans ses veines, tout son ĂȘtre.â â Dr H. M. Orlinsky de lâHebrew Union College, citĂ© dans le New York Times du 12 octobre 1962. Cela vous paraĂźt-âil Ă©tonnant que des exĂ©gĂštes de diverses confessions affirment maintenant que lâĂąme est lâhomme lui-âmĂȘme? Vous a-ât-âon enseignĂ© cela? Ou bien vous a-ât-âon appris que lâĂąme est la partie immortelle de lâhomme? Quel effet cette doctrine a-ât-âelle alors eu sur vous? Vous ĂȘtes-âvous senti poussĂ© Ă donner, Ă des fins religieuses, un argent qui vous aurait Ă©tĂ© fort utile pour subvenir Ă vos besoins? Se pourrait-âil que sur ce point votre Ăglise ait manquĂ© Ă la vĂ©ritĂ©? Qui a raison LâĂ©glise ou ses exĂ©gĂštes? Si les commentateurs de la Bible ont raison quand ils affirment que lâĂąme est la personne tout entiĂšre, y compris son corps de chair, il faut sâattendre Ă ce que la Bible dise, elle aussi, que lâĂąme est mortelle. Le dit-âelle vraiment? Oui. On lit dans la Bible quâune Ăąme peut ĂȘtre prĂ©servĂ©eâ, dĂ©livrĂ©eâ, sauvĂ©eâ de la mort Psaumes 7850; 1168; Jacques 520. On y lit encore ceci âNe frappons pas mortellement son Ăąme.â GenĂšse 3721. âLâhomicide qui frappe Ă mort une Ăąme involontairement devra sây enfuir.â Nombres 3511. âLeur Ăąme mourra dans la jeunesse.â Job 3614. âLâĂąme qui pĂšche â elle, elle mourra.â â ĂzĂ©chiel 184, 20. Mais se peut-âil que, dans certains passages bibliques du moins, les mots originaux traduits par âĂąmeâ dĂ©signent quelque chose qui quitte le corps au moment de la mort et qui est immortel? Que penser des textes que voici âComme son Ăąme sortait car elle mourut, ... elle lâappela du nom de Ben-Oni.â GenĂšse 3518. âMon Dieu, sâil te plaĂźt, fais que lâĂąme de cet enfant revienne au-dedans de lui!â I Rois 1721. âCessez de pousser des clameurs, car son Ăąme est en lui.â Actes 2010. Nâavons-ânous pas lĂ une indication que lâĂąme est quelque chose qui existe indĂ©pendamment du corps? Comment comprendre ces passages? Un autre texte, Job 3322, composĂ© sous une forme poĂ©tique, va nous en faciliter lâintelligence. En effet, dans ce texte, âĂąmeâ et âvieâ sont mis en parallĂšle, comme synonymes, si bien quâon peut les substituer lâun Ă lâautre sans pour autant altĂ©rer la signification du verset. Nous citons âSon Ăąme sâapproche de la fosse et sa vie de ceux qui infligent la mort.â Ainsi donc, comme on peut le constater par le parallĂšle Ă©tabli dans ce verset, le mot âĂąmeâ dĂ©signe quelquefois la vie de la personne et le dĂ©part de lâĂąme doit donc sâentendre dans le sens de cessation de la vie de lâindividu. Par exemple, quelquâun dira que son chien âa perdu la vieâ en se faisant Ă©craser par un camion. Que veut-âil dire par lĂ ? Que la vie de lâanimal a quittĂ© le corps et subsiste toujours? Non, Ă©videmment. Il a recouru Ă une image pour signifier que son chien est mort. Dâun homme aussi on peut dire quâil âa perdu la vieâ. Mais on nâentend pas par lĂ que sa vie existe indĂ©pendamment du corps. De mĂȘme, âperdre son Ăąmeâ, câest âperdre sa vie dâĂąmeâ. Lâexpression nâemporte aucune idĂ©e de survie aprĂšs la mort, comme le reconnaĂźt un dictionnaire biblique The Interpreterâs Dictionary of the Bible âDans le dĂ©partâ du nĂšphĂšsh [Ăąme] il faut voir une image, car le nĂšphĂšsh ne continue pas dâexister indĂ©pendamment du corps, mais meurt avec lui Nombres 3119; Juges 1630; ĂzĂ©chiel 1319. Aucun texte biblique ne permet dâaffirmer que lâĂąmeâ est sĂ©parĂ©e du corps au moment de la mort.â ORIGINE DE LA CROYANCE Ainsi, selon la Bible, lâhomme nâa pas une Ăąme immortelle, mais il est une Ăąme. Mais comment la croyance Ă lâimmortalitĂ© de lâĂąme sâest-âelle glissĂ©e dans les doctrines des Ăglises de la chrĂ©tientĂ©? Aujourdâhui on reconnaĂźt ouvertement que lâinfiltration sâest faite sous lâinfluence de la philosophie grecque. Voici ce quâĂ©crit le professeur Douglas T. Holden dans son livre La mort ne dominera plus angl. âLa thĂ©ologie chrĂ©tienne est Ă ce point imprĂ©gnĂ©e de philosophie grecque quâelle a produit des individus dont la pensĂ©e est grecque pour les neuf dixiĂšmes et chrĂ©tienne pour le dixiĂšme restant.â Dans son numĂ©ro du 15 janvier 1971 la revue catholique Commonweal admet que lâimmortalitĂ© de lâĂąme est une notion que âles anciens Juifs et les premiers chrĂ©tiens hĂ©ritĂšrent dâAthĂšnesâ. Qui est responsable de cette imprĂ©gnation de la pensĂ©e chrĂ©tienne par la philosophie grecque? Nâest-âce pas le clergĂ©? Ce ne sont certes pas ses ouailles qui ont introduit une doctrine que les exĂ©gĂštes, comme on vient de le voir, rĂ©cusent maintenant comme Ă©tant contraire Ă lâĂcriture. Mais de qui les Grecs tenaient-âils leur croyance? Comme on lâa dĂ©jĂ dit, tout concourt Ă prouver que les conceptions religieuses des Grecs et des autres peuples ont subi lâinfluence babylonienne. Au sujet des croyances babyloniennes relatives Ă lâĂąme, voici ce quâil est dit dans lâInternational Standard Bible EncyclopĆdia âOn croyait quâaprĂšs la mort les Ăąmes des hommes leur survivaient. ... Les Babyloniens ... offraient souvent au mort des objets susceptibles de lui ĂȘtre utiles dans sa vie future. ... Dans le monde futur, des distinctions semblaient sâĂȘtre Ă©tablies entre les morts. Ceux qui Ă©taient tombĂ©s sur le champ de bataille paraissaient ĂȘtre lâobjet de faveurs particuliĂšres. On leur donnait Ă boire de lâeau fraĂźche, tandis que ceux qui nâavaient pas de postĂ©ritĂ© pour dĂ©poser des offrandes sur leurs tombes enduraient de multiples et douloureuses privations.â Les Grecs pouvaient fort bien tenir de Babylone leurs notions sur lâimmortalitĂ© de lâĂąme, notions sur lesquelles discoururent les philosophes grecs. Le mĂȘme phĂ©nomĂšne semble sâĂȘtre produit pour les religions non chrĂ©tiennes qui existent encore de nos jours. Il suffit, pour sâen convaincre, de confronter lâancienne civilisation de la vallĂ©e de lâIndus, fief de lâhindouisme, avec celle de la MĂ©sopotamie, pour sâapercevoir quâelles ont des traits communs. Ainsi, tels Ă©difices religieux de cette antique civilisation sâapparentent aux ziggourats, ou tours Ă Ă©tages, de la civilisation mĂ©sopotamienne, et tels signes pictographiques ressemblent Ă ceux de lâancienne MĂ©sopotamie. Se fondant sur les rĂ©sultats de ses recherches, le cĂ©lĂšbre assyriologue Samuel N. Kramer pense que la vallĂ©e de lâIndus fut occupĂ©e par un peuple qui avait fui la MĂ©sopotamie Ă lâĂ©poque oĂč cette rĂ©gion passa sous la domination des SumĂ©riens. On voit sans peine de qui lâhindouisme tient sa croyance Ă lâimmortalitĂ© de lâĂąme. Ainsi donc, tout dĂ©signe lâantique Babylone comme la citĂ© dâoĂč la croyance Ă lâimmortalitĂ© de lâĂąme sâest rĂ©pandue jusquâaux extrĂ©mitĂ©s de la terre. Or câest prĂ©cisĂ©ment lĂ , Ă Babylone, que, dâaprĂšs la Bible, il sâest produit une rĂ©volte contre Dieu. Ce fait Ă lui seul est une raison suffisante pour considĂ©rer avec les plus grandes rĂ©serves la doctrine de lâimmortalitĂ© de lâĂąme. Et nâoublions pas, comme on lâa vu plus haut, que cette croyance est en conflit avec ce que dit la Bible. Dâautre part, la croyance Ă lâimmortalitĂ© de lâĂąme ne contredit-âelle pas ce que vous avez pu observer vous-âmĂȘme? Par exemple, que se passe-ât-âil quand quelquâun sâĂ©vanouit ou se trouve sous lâeffet dâun anesthĂ©sique? Si son Ăąme est rĂ©ellement une substance distincte du corps et capable dâexercer des opĂ©rations intellectuelles indĂ©pendamment de lâorganisme, de sorte que pas mĂȘme la mort nâa de prise sur son existence et ses fonctions, comment expliquer que pendant tout le temps que dure lâĂ©vanouissement ou le sommeil de lâindividu, celui-ci nâa conscience de rien? Pourquoi, Ă son rĂ©veil, faut-âil tout lui raconter? Si aprĂšs la mort son âĂąmeâ doit voir et entendre, si elle doit penser et Ă©prouver des sentiments, pourquoi une chose bien moins grave que la mort, comme une syncope ou un sommeil provoquĂ©, arrĂȘte-ât-âelle toutes ces fonctions? Enfin, un cadavre dâhomme ou dâanimal se dissout et retourne aux Ă©lĂ©ments du sol. Sur le chapitre de la mort, donc, on nâa aucun indice dâune survivance de lâĂąme. EFFETS DE LA DOCTRINE DE LâIMMORTALITĂ DE LâĂME Les croyances relatives Ă lâĂąme ne sont pas sans influer sur les comportements. En temps de guerre, la doctrine de lâimmortalitĂ© de lâĂąme a servi Ă vaincre les rĂ©ticences des consciences. Les chefs religieux ont fait croire que ce nâĂ©tait pas chose trop grave de tuer son prochain, puisque aprĂšs tout il ne mourrait pas vraiment. Ne dit-âon pas que ceux qui meurent sur le champ de bataille vont au ciel? Ă ce propos, voici ce quâon a pu lire dans le New York Times du 11 septembre 1950 âHier, Ă la cathĂ©drale St-Patrick, les parents dont les fils avaient Ă©tĂ© incorporĂ©s ou rappelĂ©s sous les drapeaux ont entendu un prĂ©dicateur leur affirmer que la mort au champ dâhonneur fait partie du plan de Dieu pour peupler le royaume des cieuxâ.â Notons que cette conception ne diffĂšre guĂšre de celle des anciens Babyloniens qui croyaient que ceux qui se faisaient tuer Ă la guerre sâattiraient des faveurs spĂ©ciales. Comme on le voit, toutes ces fables qui dĂ©forment la vĂ©ritĂ© biblique sur la nature de lâĂąme nâont pas Ă©tĂ© sans action sur les comportements. Cela explique en partie le peu de prix quâon attache Ă la vie humaine et le sentiment de dĂ©pendance que les hommes Ă©prouvent vis-Ă -vis des grandes religions qui prĂ©tendent sâoccuper de leur Ăąme. Sachant cela, quâallez-âvous faire? Il est certain que le vrai Dieu qui est, lui, âle Dieu de vĂ©ritĂ©â et qui hait le mensonge, ne regarde pas avec faveur quiconque reste attachĂ© Ă des systĂšmes qui enseignent de fausses doctrines Psaume 315; Proverbes 616-19; RĂ©vĂ©lation 218. Voudriez-âvous vraiment appartenir Ă une religion qui vous trompe? [Illustrations, page 40] CE SONT TOUS DES ĂMES
Durkheim propose une explication sociale de la religion. Il analyse donc toutes les religions, des plus simples aux plus complexes, sur le mĂȘme plan, et il Ă©vacue la question de la vĂ©racitĂ© des croyances religieuses. Dans Les Formes Ă©lĂ©mentaires de la vie religieuse, il se sert de la religion pour comprendre la cohĂ©sion de la sociĂ©tĂ© et lâinfluence de celle-ci sur la pensĂ©e logique. Les preuves de lâexistence de Dieu de Saint-Thomas dâAquin La religion se dĂ©finit par la sĂ©paration du sacrĂ© et du profane. Pour Ămile Durkheim, le sentiment religieux se manifeste par cette sĂ©paration fondamentale, Ă partir de laquelle sont marquĂ©s certains ĂȘtres, objets ou gestes dans une religion donnĂ©e. Une religion, Ă©crit le sociologue, est un systĂšme solidaire de croyances et de pratiques relatives Ă des choses sacrĂ©es, câest-Ă -dire sĂ©parĂ©es, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une mĂȘme communautĂ© morale, appelĂ©e Ăglise, tous ceux qui y adhĂšrent » Les Formes Ă©lĂ©mentaires de la vie religieuse. Durkheim pose donc lâhypothĂšse que les diffĂ©rentes religions ne se distingueraient que par des diffĂ©rences de degrĂ©s, et non de nature. Seule la quantitĂ© des choses sacrĂ©es varie aux dieux et aux esprits peuvent sâajouter les Ă©lĂ©ments les plus divers, tels que les arbres, les sources, les maisons, etc. Les Ă©lĂ©ments sacrĂ©s ne se distinguent pas forcĂ©ment des profanes par une supĂ©rioritĂ© de dignitĂ© et de pouvoir, mais par lâ hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© absolue » quâon leur attribue et qui justifie leur mise Ă lâĂ©cart. Ils constituent dĂšs lors deux mondes radicalement sĂ©parĂ©s, voire antagonistes, si bien que, dâune part, lâaccession au sacrĂ© requiert une forme dâinitiation pour lever lâinterdit qui protĂšge cet univers, et que, dâautre part, la frĂ©quentation du sacrĂ© demande dâencadrer la conduite de lâhomme par des rites. Le sacrĂ© et le profane selon Mircea Eliade La religion est pour Durkheim essentielle Ă la vie sociale La religion est un phĂ©nomĂšne collectif. La sociĂ©tĂ© est capable dâĂ©veiller chez ses membres la sensation du divin et dâĂȘtre pour eux ce quâun Dieu est pour ses fidĂšles â de les dominer, dâobtenir leur obĂ©issance et de les tenir en respect. Sa force peut pĂ©nĂ©trer lâesprit de lâindividu, le vivifier et lâexalter en confĂ©rant Ă certaines idĂ©es, Ă certains Ă©vĂ©nements ou Ă certains hommes un caractĂšre sacrĂ©. Durkheim voit ainsi la naissance du sentiment religieux dans les moments dâeffervescence collective, oĂč les individus dâun groupe communient dans une mĂȘme pensĂ©e et dans une mĂȘme action. Une fois les individus assemblĂ©s, dĂ©crit le sociologue, il se dĂ©gage de leur rapprochement une sorte dâĂ©lectricitĂ© qui les transporte vite Ă un degrĂ© extraordinaire dâexaltation » Les Formes Ă©lĂ©mentaires de la vie religieuse. Dans les tribus totĂ©miques australiennes, par exemple, des rĂ©unions dâune effervescence inouĂŻe, comportant orgies de chants, de cris et de danses, rapprochent les membres dispersĂ©s de la tribu et fait naĂźtre chez eux le fantasme de forces extĂ©rieures qui les transformeraient. Ces forces sont incarnĂ©es dans le totem, animal ou plante, qui reprĂ©sente le clan. Ce phĂ©nomĂšne prouve pour Durkheim que lâorigine de la religion se situe dans le dĂ©lire provoquĂ© par la prise de conscience de la puissance sociale. Le bouc Ă©missaire selon RenĂ© Girard La religion est nĂ©cessaire Ă la cohĂ©sion sociale. Pour Ămile Durkheim, en effet, le sentiment religieux nâest rien dâautre que la transfiguration du sentiment dâappartenance Ă une sociĂ©tĂ©, que les rites associĂ©s viennent simultanĂ©ment exprimer et renforcer. Ainsi, les moments dâeffervescence collective doivent ĂȘtre rejouĂ©s pour maintenir la force de la religion. Tel est le sens de tous les rites ou cĂ©rĂ©monies collectifs divers, quâil sâagisse de mimer la nature induire les phĂ©nomĂšnes naturels comme la pluie, dâexpier des catastrophes subies par le clan par les rites dits piaculaires », de cĂ©lĂ©brer un Ă©vĂ©nement, de faire un sacrifice, etc. Sans ces rituels, la cohĂ©sion sociale est menacĂ©e de dissolution Que lâidĂ©e de la sociĂ©tĂ© sâĂ©teigne dans les esprits individuels, que les croyances, les traditions, les aspirations de la collectivitĂ© cessent dâĂȘtre senties et partagĂ©es par les particuliers, et la sociĂ©tĂ© mourra » Les Formes Ă©lĂ©mentaires de la vie religieuse. Durkheim dĂ©duit de la permanence du sentiment religieux dans tous les groupes que la religion est propre Ă la condition humaine. Dans cette perspective, la disparition du christianisme risque de laisser la collectivitĂ© dans un Ă©tat de dĂ©sagrĂ©gation morale et spirituelle. Le sociologue voit cependant poindre une nouvelle religion, quâil nomme le culte de lâindividu », dont la RĂ©volution française aurait Ă©tĂ© le premier moment dâeffervescence collective. Lâopium du peuple selon Marx
croyance que tout objet a une ame